L'idée d'une "task force Europe" fait son chemin

Febelfin, la fédération financière belge, qui représente notamment les banques, les sociétés de bourse et les institutions de crédit, a réuni ses membres à l'occasion de son assemblée générale hier. Devant un parterre de personnalités du monde financier, Jan Vanhevel, président de Febelfin, a répété les revendications du secteur à l'égard des pouvoirs publics.

Ph.G.
L'idée d'une "task force Europe" fait son chemin
©BELGA

Febelfin, la fédération financière belge, qui représente notamment les banques, les sociétés de bourse et les institutions de crédit, a réuni ses membres à l'occasion de son assemblée générale hier. Devant un parterre de personnalités du monde financier, Jan Vanhevel, président de Febelfin, a répété les revendications du secteur à l'égard des pouvoirs publics.

Outre un besoin accru de concertation sur certains dossiers (garantie locative, comptes bancaires inactifs et dématérialisation des titres papier), le président de Febelfin a réitéré le souhait de créer une "task force" (groupe de travail) qui examinerait les projets de nouvelles règles en provenance des institutions européennes, ainsi que leurs implications pour le secteur financier en Belgique. Ce groupe de travail serait chargé d'étudier toutes les implications des décisions contraignantes prises à l'échelon européen, qu'il s'agisse de règlements, de directives, de recommandations ou encore de décisions de la Cour de justice. "Cette "task force" serait composée de représentants des autorités, des institutions financières mais aussi du gendarme du secteur financier, la CBFA (Commission bancaire, financière et des assurances) ", a indiqué Jan Vanhevel qui souhaite que cette "task force" profite de la proximité des institutions européennes, localisées à Bruxelles, pour ouvrir un dialogue constructif avec ces dernières.

Les réponses de Reynders

Febelfin demande aussi que le secteur soit soumis à des règles moins pointilleuses. La fédération se dit convaincue que le secteur a besoin d'un cadre réglementaire souple et qu'une législation détaillée n'est pas nécessaire.

Dans son allocution, le ministre des Finances, traditionnellement invité à cette grand-messe des acteurs du monde financier belge, a répondu aux appels de Febelfin. Concernant la "task force", Didier Reynders s'est dit "ouvert à sa création et convaincu que la Banque nationale et la CBFA ne refuseraient pas d'y prendre part". En ce qui concerne la demande d'une réglementation moins détaillée, le ministre des Finances s'est dit disposé à y réfléchir mais a averti que cela laisserait "une marge d'interprétation plus large aux cours et tribunaux". Dès lors, "ce sera peut-être à d'autres acteurs que les revendications devront être adressées à l'avenir !", a-t-il ironisé. Le ministre a aussi salué la mesure annoncée récemment qui donne aux receveurs le pouvoir de se renseigner sur les actifs d'un contribuable auprès d'une banque, un concept "impensable jusqu'il y a peu". Et d'insister sur la concertation entre pouvoirs publics et entreprises financières.