Bourse : pas de raison de paniquer

Va-t-on vers un krach boursier ? Hier matin, certains observateurs craignaient effectivement qu'une certaine panique s'empare des marchés, suite à un nouveau plongeon d'une bourse asiatique.

Va-t-on vers un krach boursier ? Hier matin, certains observateurs craignaient effectivement qu'une certaine panique s'empare des marchés, suite à un nouveau plongeon d'une bourse asiatique.

Après les 9 pc perdus par la Bourse de Shanghai mardi dernier, c'était la Bourse de Tokyo qui plongeait de 3,34 pc. Une chute qui, comme la semaine passée, pouvait faire craindre un "effet domino". La plupart des Bourses européennes ouvraient d'ailleurs en forte baisse lors des premiers échanges.

Mais la casse a finalement été très limitée, et le "lundi noir" que l'on pouvait craindre en matinée s'est mué en un simple "lundi gris" au cours de la journée. L'indice Bel 20 ne cédait ainsi que 1,26 pc tandis que la plupart des grands indices européens chutaient de moins de 1 pc à la clôture.

Cela étant dit, les investisseurs n'ont-ils tout de même pas de bonnes raisons de se montrer inquiets ? Cela fait des mois, en effet, que les Bourses enchaînent les records historiques et la plupart des analystes estiment qu'après une telle hausse, une correction est inévitable. D'autant plus que l'économie américaine montre de réels signes d'essoufflement et que l'économie chinoise suscite, elle, des craintes de surchauffe.

Tout cela est vrai, mais il y a au moins autant de raisons qui incitent à l'optimisme. Les économies européenne et asiatique, par exemple, continuent à afficher de solides taux de croissance, tandis que l'économie américaine est encore loin d'une récession.

Finalement, cette nouvelle glissade boursière doit sans doute être vue davantage comme une réplique sismique du mini-séisme boursier de la semaine passée, plutôt que comme un signe avant-coureur d'un véritable krach de plus grande ampleur.

Cette période de nervosité boursière pourrait même s'avérer bénéfique. Car elle est l'occasion pour certains investisseurs néophytes, peu aguerris ou tout simplement trop peu prudents, de se souvenir que la Bourse, si elle assure parfois un rendement élevé, présente aussi des risques plus importants.

De là à dire que certaines autorités, parmi lesquelles l'ancien patron de la Fed Alan Greenspan, ont délibérément semé le doute dans les esprits pour calmer l'euphorie boursière et revenir à des pratiques plus saines, il y a un pas que certains n'hésitent pas à franchir. Mieux vaut une crisette maintenant qu'une grosse crise plus tard...