Le groupe Corelio met "Vers l'Avenir" au régime

Débarrassé depuis peu de l'Evêché de Namur, le groupe flamand Corelio (ex-Vum), désormais unique propriétaire des Editions de l'Avenir, entend imposer un nouveau tour de vis social à nos confrères des quotidiens "Vers l'Avenir".

P.-F. L.

Débarrassé depuis peu de l'Evêché de Namur, le groupe flamand Corelio (ex-Vum), désormais unique propriétaire des Editions de l'Avenir, entend imposer un nouveau tour de vis social à nos confrères des quotidiens "Vers l'Avenir".

Vendredi, Jo Van Croonenborch, administrateur délégué de Corelio ("De Standaard", "Het Nieuwsblad", "Het Volk"), s'était déplacé personnellement à Bouge, siège des Editions de l'Avenir, pour annoncer au personnel ce qu'il a qualifié pudiquement de "plan de redéploiement". Le personnel n'est évidemment pas dupe : ledit plan aura pour effet de réduire une nouvelle fois les effectifs de "Vers l'Avenir" et d'accélérer les synergies techniques et commerciales avec le groupe de Grand-Bigard.

La direction de Corelio a fait état de fortes pressions tant sur les recettes (chute des rentrées publicitaires et statu quo de la diffusion) que sur les coûts (masse salariale, distribution, etc.) pour justifier la nouvelle cure d'économies. "Les Editions de l'Avenir souffriront cette année, pour le troisième exercice consécutif, d'un résultat d'exploitation fortement déficitaire (NdlR : 1,1 million d'euros)", insiste la direction.

Corelio prévoit, après concertation avec les syndicats, de réduire les effectifs de 25 équivalents temps plein (16 journalistes, 7 techniciens et 2 commerciaux). Parallèlement, 46 personnes seront transférées vers des filiales de Corelio. Les départs devraient en principe concerner le personnel âgé de 55 ans d'ici 2009.

Comme d'autres groupes de presse francophones, les Editions de l'Avenir misent sur une stratégie combinant papier ("Vers l'Avenir" passera au format tabloïd le 8 mai prochain) et Internet pour rester un média leader en information de proximité.