Plus de 5 milliards d'euros dans les fonds éthiques

C' est un record. Les sommes placées dans des fonds de placement en investissement socialement responsable (ISR) et durable ont atteint 5 milliards et demi à la fin de l'année 2006. Beama, l'Association belge des asset managers, qui représente notamment les gestionnaires de fonds, a publié hier à Bruxelles les chiffres des fonds commercialisés en Belgique au dernier trimestre de l'année dernière. Selon elle, le succès des fonds éthiques

Ph.G.

C' est un record. Les sommes placées dans des fonds de placement en investissement socialement responsable (ISR) et durable ont atteint 5 milliards et demi à la fin de l'année 2006. Beama, l'Association belge des asset managers, qui représente notamment les gestionnaires de fonds, a publié hier à Bruxelles les chiffres des fonds commercialisés en Belgique au dernier trimestre de l'année dernière. Selon elle, le succès des fonds éthiques "confirme une fois encore la position de premier plan que la Belgique occupe en la matière en Europe" . Par rapport aux chiffres de 2005, l'encours des fonds d'ISR a grimpé de 25,86 pc l'an dernier. Avec 5,5 milliards au 4 e trimestre, "ces fonds représentaient 3,2 pc du total du marché des fonds en Belgique, contre 2,5 pc le trimestre précédent" , indique encore Beama dans son communiqué trimestriel qui permet d'observer les tendances des investissements dans les fonds de placement commercialisés en Belgique. Cette proportion de fonds durables fait de la Belgique le leader européen, selon Beama.

Pour l'ensemble des fonds de placement commercialisés en Belgique, l'encours a progressé de 1,66 milliard d'euros (+ 1,0 pc) durant le 4e trimestre, pour passer à 173,51 milliards d'euros. "Sur l'ensemble de l'année 2006, la hausse a été de 6,6 milliards d'euros", précise Beama. Par contre, on note une baisse de l'encours des fonds obligataires et monétaires. Leur actif net a reculé de 2 pc en 2006. "L'impact de la loi-programme de 2005 (instaurant une taxe sur les sicav de capitalisation investies à hauteur de 40 pc d'obligations au moins, NdlR) est perceptible à ce niveau, ce qui explique partiellement le retard de croissance par rapport à la tendance européenne", estime Beama, qui a plaidé dernièrement (LLB 15/3) pour la suppression de la 2e mouture de cette taxe, devant entrer en vigueur en 2008.