L'Ires prévoit une croissance de 2,8 %

L'emploi est au rendez-vous cette année. Fort de ce constat, l'Ires (Institut de recherches économiques et sociales de l'UCL) a sensiblement relevé ses prévisions de croissance économique en Belgique.

Ph.G.

L'emploi est au rendez-vous cette année. Fort de ce constat, l'Ires (Institut de recherches économiques et sociales de l'UCL) a sensiblement relevé ses prévisions de croissance économique en Belgique. Selon son étude trimestrielle de conjoncture (1), le PIB (produit intérieur brut) devrait s'élever à 2,8 pc en 2007, contre 2,2 pc selon ses précédentes prévisions.

Les économistes de l'UCL sont donc plus optimistes que leurs homologues de la Banque nationale de Belgique qui, en juin, tablaient sur une croissance de 2,5 pc cette année (LLB 15/6). "Les développements conjoncturels récents demeurent très favorables", se justifie l'Ires. "La progression de l'activité fut à nouveau supérieure au potentiel en début d'année, la situation du marché du travail continue à s'améliorer, les différents agents économiques se montrent très optimistes et le rythme de croissance des prix demeure modéré malgré de nouvelles tensions sur les marchés pétroliers." L'inflation devrait donc rester sous contrôle grâce à la modération salariale et au contrôle exercé par la Banque centrale européenne, juge l'Ires.

Mais son étude met surtout l'accent sur l'emploi. La dynamique du marché du travail entraîne une progression des revenus des ménages, ce qui dope la consommation intérieure. "Après avoir créé 58 000 emplois en termes nets en 2006, l'économie belge en créerait encore 54 000 en 2007 et 41 000 en 2008", avance l'Ires. "Aucun signe ne laisse penser pour le moment que la vigueur actuelle des créations nettes d'emplois puisse disparaître brutalement." Un bémol, toutefois : le marché de l'emploi pourrait souffrir d'une pénurie de main-d'oeuvre et de "la volonté des entreprises d'augmenter leur productivité".

En 2008, l'Ires anticipe un léger fléchissement de la croissance économique, à 2,5 pc, en raison de "l a remontée des taux d'intérêt et du maintien de l'euro à un niveau élevé". La saturation progressive des capacités de production pourrait aussi jouer un rôle à cet égard.

(1) "Regards économiques", sous la direction de V. Bodart (Ires), UCL, juillet 2007, n° 53.

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