Crise boursière : Merkel et Prodi sur la même longueur d'onde

L' Allemagne semble être le pays le plus touché de ce côté de l'Atlantique par la crise du "subprime", marché hypothécaire américain de mauvaise qualité. En effet, une deuxième banque régionale a dû être massivement renflouée. Pas étonnant, dès lors, que la chancelière Angela Merkel se soit exprimée sur le sujet, estimant que les événements récents montrent une nouvelle fois

L' Allemagne semble être le pays le plus touché de ce côté de l'Atlantique par la crise du "subprime", marché hypothécaire américain de mauvaise qualité. En effet, une deuxième banque régionale a dû être massivement renflouée. Pas étonnant, dès lors, que la chancelière Angela Merkel se soit exprimée sur le sujet, estimant que les événements récents montrent une nouvelle fois "à quel point il est urgent d'avoir une plus grande transparence sur les marchés financiers internationaux". "A l'avenir, par exemple, il nous faudrait savoir d'où vient le capital des hedge-funds (NdlR: fonds spéculatifs) et à quel niveau se situe le risque pour les crédits", a-t-elle précisé à l'hebdomadaire "Bild am Sonntag".

Elle a également souhaité que les agences de notation se montrent plus ouvertes sur la façon dont elles procèdent pour évaluer les risques de créance. Elle n'est pas la première à avoir pointé du doigt les agences de notation, certains experts leur reprochant d'avoir tiré la sonnette d'alarme trop tardivement sur le risque du marché du "subprime". La Commission européenne a d'ailleurs annoncé la semaine dernière qu'elle se penchera sur le fonctionnement de ces agences. Dans une interview à "La Republicca", Romano Prodi a, lui aussi, mis en cause les agences de notation qui vont devoir, selon lui, revoir leur mode de fonctionnement. Le président du Conseil italien s'est aussi dit "préoccupé par la faiblesse du système". Il s'est toutefois montré rassurant en estimant que les secousses sur les marchés financiers ne présentent pas un "risque spécifique" pour l'économie italienne.

Le patron du groupe financier français Axa, Henri de Castries, fait aussi partie de ceux qui pensent que cette crise est purement financière. "Je ne crois pas à un effet majeur sur la croissance mondiale", a-t-il dit au "Figaro".

(avec AFP)