Le Nasdaq veut oublier Londres

Après un an et demi de lutte infructueuse pour acheter la Bourse de Londres, la Bourse américaine Nasdaq a jeté l'éponge hier lundi en annonçant qu'elle voulait se retirer du capital de l'entreprise britannique, peut-être pour mieux se concentrer sur la bataille pour la Bourse nordique OMX.

Après un an et demi de lutte infructueuse pour acheter la Bourse de Londres, la Bourse américaine Nasdaq a jeté l'éponge hier lundi en annonçant qu'elle voulait se retirer du capital de l'entreprise britannique, peut-être pour mieux se concentrer sur la bataille pour la Bourse nordique OMX. Dans un bref communiqué, le groupe Nasdaq a annoncé que son conseil d'administration "a autorisé la société à explorer les pistes en vue d'une cession de sa participation" d'environ 31 pc au capital du London Stock Exchange (LSE), laquelle vaut près de 800 millions de livres (1,2 milliard d'euros). Le Nasdaq a expliqué qu'il avait été conduit à prendre cette décision parce que "le cours de Bourse du LSE ne reflétait pas" selon lui, la valeur de son investissement, et qu'il consacrerait, sur le montant de la vente, un milliard de dollars maximum à son désendettement et le reste à acheter ses propres titres, une mesure qui gonflera mécaniquement son bénéfice par action. Si l'opération aboutit, elle marquera la fin d'une relation tumultueuse entre le Nasdaq et l'entreprise de marché britannique, depuis que l'américain a lancé sans succès une offre publique d'achat hostile sur sa concurrente en mars 2006. Le coup de grâce pour le Nasdaq est semble-t-il intervenu en juin, lorsque le LSE a négocié le rachat amical du gestionnaire de la Bourse de Milan, Borsa Italiana. Cette opération diluerait notablement la participation du Nasdaq dans la Bourse de Londres. Un coup dans l'eau ! Et puis, le Nasdaq, qui a proposé de racheter la Bourse nordique OMX pour 2,7 milliards d'euros, pourrait aussi voir la facture s'alourdir, le groupe émirati Borse Dubai ayant surenchéri vendredi en proposant 13,7 pc de plus, soit l'équivalent de 2,94 milliards d'euros. Le Nasdaq préparerait donc une réplique sur cet autre front. (AFP)