L'économie belge connaît sa plus faible croissance

L'économie belge a connu au deuxième trimestre 2007 sa plus faible croissance en près de 2 ans. Le Produit national brut (PNB) a augmenté de 0,6% en comparaison avec le trimestre précédent, d'après les données publiées mercredi par la Banque Nationale de Belgique.

Belga

L'économie belge a connu au deuxième trimestre 2007 sa plus faible croissance en près de 2 ans. Le Produit national brut (PNB) a augmenté de 0,6% en comparaison avec le trimestre précédent, d'après les données publiées mercredi par la Banque Nationale de Belgique.

Au deuxième trimestre, le PNB a progressé de 0,6%, ce qui représente la plus faible croissance depuis le troisième trimestre 2005. En comparaison avec le même trimestre l'an dernier, il y a une stabilisation de la croissance à 2,9%.

Une des principales causes de la faiblesse de la croissance est l'euro fort, ce qui rend les exportations plus chères. Les importations ont crû de 1,9%, soit un chiffre presque double par rapport aux exportations (1%). L'euro fort et le ralentissement de la croissance économique pèsent sur les exportations des pays de la zone euro, alors que les prix pétroliers et les taux d'intérêt mettent la confiance des consommateurs sous pression.

Le communiqué de la BNB détaille les variations des agrégats économiques. "L'augmentation de la valeur ajoutée s'est concentrée dans les services (0,7 %). En revanche, le rythme de production ne s'est guère accéléré dans l'industrie (0,1 %) et la construction (0,3 %)", indique la Banque Nationale de Belgique.

Selon la BNB, l'activité économique a été largement soutenue par la demande intérieure. Les dépenses de consommation des ménages ont augmenté de 0,7 % et les investissements des entreprises connaissent une croissance de 1,2%. En ce qui concerne la demande extérieure, la BNB constate qu'elle a été "vigoureuse". Les exportations de biens et services ont en effet progressé de 1%.

Enfin, au deuxième trimestre, le nombre de travailleurs a augmenté de 0,4 % par rapport au trimestre précédent. Par rapport au deuxième trimestre de 2006, cette évolution se traduit par une augmentation de 1,4 %, soit plus de 60.000 travailleurs.