Tupperware ouvre sa nouvelle boîte

L'inauguration officielle a eu lieu mercredi après-midi. En grand. C'est que le bâtiment super moderne de la toute nouvelle usine Tupperware en Belgique pèse quand même 16,5 millions d'euros. Il remplace l'ancienne usine, aussi installée à Alost à quelques pas de là depuis 1965 (à l'époque, en remplacement de la première usine belge poussée à Erembodegem quatre ans plus tôt).

Monique Baus
Tupperware ouvre sa nouvelle boîte
©D.R.

L'inauguration officielle a eu lieu mercredi après-midi. En grand. C'est que le bâtiment super moderne de la toute nouvelle usine Tupperware en Belgique pèse quand même 16,5 millions d'euros. Il remplace l'ancienne usine, aussi installée à Alost à quelques pas de là depuis 1965 (à l'époque, en remplacement de la première usine belge poussée à Erembodegem quatre ans plus tôt). Tupperware Belgium consolide ainsi sa place dans le groupe Tupperware Brands Company. Le centre de design européen se situe également à Alost. Une quarantaine de spécialistes y planchent sur de nouveaux modèles de boîtes et autres ustensiles de cuisine.

"Notre nouvelle usine est entièrement modernisée , explique Marc De Proft, son directeur de ressources humaines . Les changements sont surtout intervenus au niveau de l'automatisation." Assemblage et emballage autrefois effectués à côté des machines, sont transférés dans un autre département. Seuls les techniciens côtoient encore les chaînes très robotisées. "L'efficience est plus haute , souligne le patron. Car il y a moins de manipulation de produits."

L'objectif n'est pas d'augmenter la productivité. La charge de production reste la même. Aucun changement n'intervient non plus au niveau de l'effectif, l'ensemble du personnel (440 personnes) étant maintenu.

Les troupes de Tupperware Belgium sont actuellement constituées d'environ 4 000 démonstrateurs. Sa distribution spécifique sous forme de vente directe n'aurait donc pas pris une ride ? "Le segment se porte de mieux en mieux" , répond Bruno Calende, directeur financier chez Tupperware Belgium et aussi président de l'APVD (association professionnelle de la vente directe). Il confirme les tendances remarquées par la Fedis, la Fédération de la distribution (lire ci-dessous) "malgré les difficultés liées au marché belge, déjà plus petit que les autres, en terme de langues et de statuts sociaux et financiers".

Il faut dire que, chez Tupperware, les démonstrations ont bien changé. La démonstratrice plantée devant d'inactifs clients potentiels a fait place à l'animatrice d'ateliers. Les "home parties" sont des soirées festives au cours desquelles sont réalisés des plats conviviaux, simples et sains auxquels chacun participe.

Pas de vente en magasin (seules quelques concessions pour exposer en shoppings) ni sur le Net. "Nos produits sont assez sophistiqués : rien ne vaut les explications techniques à domicile." L'intérêt est manifeste. Le chiffre d'affaires est constant. Et, sans porte-à-porte ni harcèlement téléphonique, environ 80 000 réunions ont lieu par an chez l'habitant.


Le secteur cherche 2500 collaborateurs Que ce soit dans la vente à domicile ou les "home parties", quelque 20 000 personnes travaillent actuellement dans le secteur de la vente directe en Belgique. La différence entre les deux ? Les secondes ne procèdent jamais par porte-à-porte mais sur rendez-vous sollicité par l'éventuel acheteur, et elles dépassent le cadre de la vente stricte en proposant des activités en rapport avec le produit présenté (par exemple la réalisation de recettes de cuisine par Tupperware). En 2006, son chiffre d'affaires a enregistré une progression par rapport à l'année précédente de 5 pc dans le segment des produits (pour atteindre 111 millions d'euros), tandis qu'il grimpait de 12 pc dans les services (593 millions d'euros). Deux Belges sur trois ont déjà acheté un produit par ce biais. Et huit sur dix ont jugé l'expérience satisfaisante. Vu l'expansion du secteur, la Fedis prévoit que 2 500 postes de vendeurs directs s'ouvriront dans l'année qui vient (43 pc des postes sont à pourvoir en Flandre, 38 pc en Wallonie et 19 pc à Bruxelles). Troisième formation du Forem Ces fonctions sont accessibles aux personnes peu scolarisées. Pour les préparer à ce type de profession, le Forem et l'APVD (association professionnelle de la vente directe, membre de la Fedis) organisent, pour la troisième fois, une formation professionnelle. Cette année, elle commencera le 3 octobre. Cette session comprend 23 jours de formation théorique, 20 jours de stage en entreprise, et 7 jours de coaching intensif. Des négociations sont en cours avec le VDAB et Actiris (nouvelle dénomination de l'Orbem/BGDA) pour organiser des formations similaires en Flandre et à Bruxelles.