Fusion Suez-GDF au ralenti, encore

Deux ans après l'annonce du projet de fusion Suez-GDF, la justice française a ordonné mardi à Gaz de France de fournir de nouvelles informations au comité central d'entreprise, retardant une nouvelle fois le mariage entre les deux groupes, à la satisfaction des syndicats.

Deux ans après l'annonce du projet de fusion Suez-GDF, la justice française a ordonné mardi à Gaz de France de fournir de nouvelles informations au comité central d'entreprise, retardant une nouvelle fois le mariage entre les deux groupes, à la satisfaction des syndicats. En novembre 2006, les deux groupes avaient déjà été obligés de reporter de plusieurs mois un premier projet, après une victoire judiciaire du Comité d'entreprise européen de GDF qui exigeait plus d'informations sur l'impact social de la fusion. En décembre 2007, la direction du groupe gazier, lassée de la résistance des syndicats, a assigné en justice le Conseil supérieur consultatif des Comités mixtes de production, afin de le contraindre à rendre rapidement son avis sur le projet de fusion. Mais mardi, la 1e chambre sociale du tribunal de grande instance de Paris a débouté GDF. Constatant que "la procédure d'information et de consultation du CSC des CMP (...) n'a pas été régulièrement conduite à son terme lors de la séance du 20 décembre 2007" , elle "ordonne la poursuite ou la reprise sans délai de cette procédure" .

Gaz de France a indiqué hier qu'elle prévoyait toujours de fusionner avec le groupe privé d'énergie Suez d'ici fin juin, et qu'elle va poursuivre les consultations des instances représentatives de son personnel au sujet de ce projet.

Les titres GDF (- 5,67 pc à 34,80 euros) et Suez (- 2,52 pc à 40,15 euros) ont été pénalisés par le jugement du tribunal de grande instance de Paris. (AFP)