Chaud devant !

Le prix maximum du mazout de chauffage atteint ce jour 76,56 cents le litre. La consommation de ce combustible a connu une baisse spectaculaire en 2007. Sur les marchés, le baril reste très cher. Il cote 108,75 dollars le baril à New York.

Chaud devant !
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Historique"! Si les mots ont encore un sens, le prix maximum du mazout de chauffage, remises non déduites, enregistre un nouveau record. A compter de ce mercredi, il vaut 76,56 cents le litre pour les livraisons égales ou supérieures à 2 000 litres. L'augmentation est de 2,19 cents le litre par rapport au 22 février, date de la dernière hausse. Logique quand on sait que le baril de brut caracole au-dessus des 100 dollars depuis plus de dix jours...

Au total, le précieux combustible a connu sept variations tarifaires depuis le début de l'année 2008, dont deux seulement à la baisse. Et pour l'heure, les températures clémentes que nous connaissons et la fin de l'hiver toute proche constituent la seule consolation pour les consommateurs qui éprouvent des difficultés à remplir leur cuve...

C'est l'occasion de souligner que la consommation de mazout de chauffage a connu en 2007 une baisse record, vu notamment l'hiver relativement doux et un tassement des commandes. La consommation de mazout est passée de 5,892 millions de litres en 2006 à 4,347 millions de litres en 2007, soit une baisse de 26 pc, ce qui constitue également "un record", affirme Gaëtan van de Werve, secrétaire général de la fédération pétrolière belge.

Plusieurs éléments ont pesé. L'automne et l'hiver ont tout d'abord été relativement doux. Le mazout a été plus cher à partir de septembre dernier et beaucoup de personnes ont donc attendu une éventuelle baisse. lls ont finalement dû remplir leurs citernes mais ils ont commandé des quantités minimales vu les prix élevés. Comme on le lira par ailleurs (voir ci-dessus), il n'en a pas été de même de la consommation totale des carburants destinés aux véhicules, en dépit de la hausse vertigineuse des cours du pétrole sur les marchés internationaux.

Et quelle est l'évolution sur les marchés ? Le baril de pétrole campait à plus de 108 dollars mardi à New York, après avoir frôlé 110 dollars plus tôt dans la journée, toujours soutenu par la faiblesse du billet vert, la spéculation, les tensions géopolitiques et la réticence de l'Opep à fournir plus de pétrole. A New York, le "light sweet crude" pour livraison en avril a grimpé jusqu'au prix record de 109,72 dollars tandis qu'à Londres le Brent s'est hissé à 105,82 dollars. En clôture, le baril valait 108,75 dollars, en hausse de 85 cents à New York par rapport à lundi soir.

P.Lo (avec Belga, AFP)