Yves Leterme encore en concertation sur Fortis ce week-end

Le premier ministre Yves Leterme s'est réuni samedi avec ses conseillers pour aborder le dossier Fortis. Durant tout le week-end, l'équipe va examiner les pistes possibles en vue de permettre à la banque de retrouver un peu de sérénité. Un milliard d'euros trouvés pour le budget Reynders: L'Etat n'a pas vocation de rester indéfiniment dans FortisLa FGTB consternée par le manque de clarté Vers notre dossier spécial

Yves Leterme encore en concertation sur Fortis ce week-end
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Le premier ministre Yves Leterme s'est réuni samedi avec ses conseillers pour aborder le dossier Fortis. Deux options étaient évoquées samedi dans les médias, soit une nationalisation, soit une reprise par un groupe étranger. Les discussions se poursuivront dimanche et une solution pourrait encore être trouvée pour lundi matin. Le Premier ministre prévoit en outre de rencontrer les syndicats du bancassureur dans l'après-midi de lundi.

Après les déclarations peu flatteuses du ministre néerlandais des Finances, Wouter Bos, la section belge de Fortis est loin d'avoir retrouvé toute sa sérénité. Les propos du politicien des Pays-Bas laissaient entendre que la Belgique avait hérité de la plus mauvaise part du gâteau Fortis. En Belgique, le gouvernement va essayer de trouver une solution, probablement avant l'ouverture des bourses lundi matin, afin d'éviter que la cotation de Fortis ne dégringole une nouvelle fois.

Parmi les pistes envisagées, figure la nationalisation. L'Etat belge détient actuellement 49,9 pc de Fortis Banque Belgique. Une autre solution serait de trouver un nouvel acquéreur et donc d'opter pour la vente du groupe. Actuellement, la concertation de samedi n'a pas livré de résultats concrets. "On continuera à se concerter dimanche", indique Peter Poulussen, porte-parole d'Yves Leterme. "Il se peut qu'une solution tombe lundi matin mais ce n'est absolument pas certain."

Lundi toujours, le Premier ministre rencontrera les syndicats. Ceux-ci devront notamment lui indiquer comment le gouvernement peut défendre les intérêts du personnel en cette période de crise. "Les discussions avec les syndicats sont tout à fait distinctes des concertations menées ce week-end", précise M. Poulussen. "Le Premier (ministre) et tout le gouvernement mettent tout en oeuvre pour défendre la survie des grandes institutions financière du pays dans ce qui constitue la plus grosse crise financière depuis la Deuxième Guerre mondiale", conclut le porte-parole.

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