Les droits des minoritaires ont-ils été respectés ?

Le démantèlement du groupe Fortis a-t-il été fait en tenant compte des intérêts de ses petits actionnaires ? La question est posée par ces derniers, et relayés depuis hier par différents représentants d'actionnaires minoritaires. Chez Deminor, on nous explique pourtant que l'analyse du dossier est complexe puisque des opérations importantes ont eu lieu au niveau de filiales du groupe.

Le démantèlement du groupe Fortis a-t-il été fait en tenant compte des intérêts de ses petits actionnaires ? La question est posée par ces derniers, et relayés depuis hier par différents représentants d'actionnaires minoritaires. Chez Deminor, on nous explique pourtant que l'analyse du dossier est complexe puisque des opérations importantes ont eu lieu au niveau de filiales du groupe. "On étudie des possibilités de recours", assure Pierre Nothomb (Deminor). "Mais nous ne bougerons que s'il est possible de récupérer des montants substantiels pour les actionnaires. Le gouvernement devait agir. Mais on s'interroge sur les modalités, et sur une éventuelle plus-value réalisée par le gouvernement". Par ailleurs, l'association européenne d'actionnaires Euroshareholders qui recouvre notamment la VEV hollandaise (Vereniging van Effectenbezitters), nous a fait part de son indignation sur "la manière dont on a disposé du bien des actionnaires de Fortis sans les consulter par une assemblée" et songe à des actions en justice. Enfin, le cabinet d'avocats Modrikamen affirme avoir été contacté par un nombre "significatif" d'actionnaires de Fortis afin qu'il défende leurs droits après la "quasi-liquidation" du groupe, et examine la possibilité de saisir la justice. P.V.C. (avec Belga)

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