Au tour de la CBFA de s'expliquer

Cette fois, le président de la Commission bancaire, financière et des assurances (CBFA), Jean-Paul Servais, ne devrait pas y échapper comme la semaine dernière. Il devra répondre ce mercredi aux questions des parlementaires (en Commission des Finances et du Budget). Et on peut imaginer qu'il sera mis sur le gril. Car la CBFA a été fortement mise en cause après la déroute de Fortis voire de Dexia.

AvC

Cette fois, le président de la Commission bancaire, financière et des assurances (CBFA), Jean-Paul Servais, ne devrait pas y échapper comme la semaine dernière. Il devra répondre ce mercredi aux questions des parlementaires (en Commission des Finances et du Budget). Et on peut imaginer qu'il sera mis sur le gril. Car la CBFA a été fortement mise en cause après la déroute de Fortis voire de Dexia.

Pour beaucoup d'observateurs, elle n'a pas joué correctement son rôle de contrôleur des banques. "Si j'avais été dans le collège des trois superviseurs (belge, néerlandais et luxembourgeois, chargés conjointement du contrôle de Fortis Ndlr), jamais je n'aurais donné mon accord sur une offre hostile (Ndlr sur ABN Amro) sans que le financement soit assuré. Et j'aurais exigé que l'on renonce à l'opération en octobre-novembre (NdlR 2007) , quitte à payer une hostile", a déclaré Jean-Louis Duplat, l'ancien président de la Commission bancaire à L'Echo.

D'autres personnalités en particulier dans le monde politique se sont aussi montrées très sévères sur la CBFA, en particulier du côté des socialistes. Derrière ces accusations se cache évidemment un jeu politique. Car en attaquant Jean-Paul Servais, les politiques mettent indirectement en cause le ministre des Finances libéral Didier Reynders dont il a été le chef de cabinet.

Au-delà de ce petit jeu politique, il y a quand même une question que beaucoup de monde se pose : comment la CBFA a-t-elle continué à envoyer des messages rassurants sur Fortis même ces dernières semaines ? On peut imaginer que Jean-Paul Servais va expliquer, comme l'a toujours dit la CBFA, que Fortis ne connaissait pas des problèmes de solvabilité mais bien de liquidités. Un message qu'il aura aussi sans doute donné hier au Roi qui l'a reçu en audience au château de Laeken.

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