Dexia: la scission n'était pas à l'ordre du jour

18h15: Jean-Luc Dehaene, fraîchement nommé au poste de président de Dexia tout comme le nouveau CEO français Pierre Mariani, s'est réjoui d'un "accord qui stabilise la banque Dexia dans un environnement financier actuel particulièrement houleux". Les comptes des clients de Kaupthing en Belgique gelésDexia se donne du temps pour une éventuelle restructuration L'UE va étudier le nouveau plan de sauvetage de Dexia Dexia: le personnel incertainDexia et Inbev maintiennent le Bel 20 Les Etats apportent leur garantie Dexia: 2 milliards d'euros sortis depuis la crise Edito - Crise : un sentiment d'impuissance L'Etat garant pour les banques systémiques Réagissez sur notre forum

Dexia: la scission n'était pas à l'ordre du jour
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"Il fallait avant tout fortifier le financement du groupe bancaire et discuter sur la structure du groupe (scission éventuelle) n'était pas à l'ordre du jour et aurait de toute façon pris trop de temps", a souligné, jeudi, Jean-Luc Dehaene, président du conseil d'administration de Dexia, lors d'une conférence de presse de Dexia qui bénéficie de la garantie des Etats belge, français et luxembourgeois.

Jean-Luc Dehaene, fraîchement nommé au poste de président de Dexia tout comme le nouveau CEO français Pierre Mariani, s'est réjoui d'un "accord qui stabilise la banque Dexia dans un environnement financier actuel particulièrement houleux".

Les gouvernements belge, français et luxembourgeois ont décidé jeudi de garantir le financement interbancaire de Dexia, une opportunité qui pourra également être saisie en Belgique par les autres banques systémiques belges. Quant à la répartition de la garantie pour Dexia, l'ancien Premier ministre a souligné qu'elle était "solidaire" entre les Etats sans préciser le montant pour les trois Etats. "Cette garantie reflète le poids des différents pays présents dans le capital de Dexia", a précisé Pierre Mariani, CEO de Dexia.

Enfin, le dossier de la filiale américaine FSA a aussi été abordée par le président et le CEO de Dexia. "FSA ne pèse pas sur les liquidités du groupe", a assuré M. Mariani. "Ce dossier est très complexe sur le plan juridique et ne pouvait être traité précipitamment." "Dexia continuera à étudier le dossier FSA. Nous avons demandé au comité exécutif de se pencher sur l'avenir de FSA dans le groupe. Isoler cette filiale n'est pas une opération simple", a ajouté M. Dehaene.


La Belgique, la France et le Luxembourg vont couvrir les emprunts de Dexia Les gouvernements français, belge et luxembourgeois ont annoncé jeudi qu'ils allaient apporter à Dexia une garantie bancaire d'un an. Cette annonce intervient alors que l'action Dexia ne cesse de chuter depuis trois jours, et ce malgré la recapitalisation de 6,4 milliards d'euros déjà accordée par les trois pays la semaine dernière. Le Premier ministre belge Yves Leterme a expliqué jeudi que la garantie, renouvelable un an, couvrirait tous les nouveaux accords avec des prêteurs internationaux, les nouveaux dépôts interbancaires et les nouveaux emprunts institutionnels d'une durée maximale de trois ans. La Belgique, la France et le Luxembourg démontrent ainsi "un soutien ferme pour Dexia", a estimé le ministre luxembourgeois du Budget Luc Frieden. Cette décision "constitue une application directe de l'engagement" de Nicolas Sarkozy "de soutenir et de stabiliser le système financier. Elle garantit la continuité du financement des collectivités locales françaises, dont Dexia Crédit Local est le principal prêteur", souligne son homologue française Christine Lagarde.

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