FSA, le problème encore à résoudre

La principale raison qui a rendu Dexia plus vulnérable que d'autres banques se trouve dans les difficultés rencontrées par sa filiale américaine FSA. A l'origine, Financial Security Assurance était spécialisée dans le rehaussement de crédit auprès des municipalités émettrices d'obligations.

AvC

La principale raison qui a rendu Dexia plus vulnérable que d'autres banques se trouve dans les difficultés rencontrées par sa filiale américaine FSA. A l'origine, Financial Security Assurance était spécialisée dans le rehaussement de crédit auprès des municipalités émettrices d'obligations. Une activité censée être à risque limité, puisqu'elle consiste à apporter la garantie de FSA à des obligations émises par des municipalités. Le hic, c'est qu'au cours des dernières années, cette entreprise s'est diversifiée dans du papier de type "subprime" (crédits à risque) qui est au cœur de la crise financière.

Cette entreprise a été rachetée en 2000 du temps où le Français Pierre Richard était président du comité de direction du groupe et logée au sein du Crédit local de France, la filiale française de Dexia.

FSA est clairement un sujet de friction entre les Belges et les Français du groupe. Les Belges estiment être injustement victimes (notamment avec la démission forcée de l'ex-CEO Axel Miller) de ce mauvais investissement.

La grande question des analystes est de savoir comment Dexia va arriver à résoudre ce problème. Elle a été posée hier lors de la conférence de presse téléphonique. Va-t-on vers une scission ? "Il fallait d'urgence fortifier le financement. Les discussions sur les structures auraient pris trop de temps", a répondu le nouveau président du conseil d'administration, Jean-Luc Dehaene. Ce sera au conseil d'administration et aux actionnaires (Arcofin, Holding communal, Ethias, CDC, CNP Assurances) de discuter de l'avenir du groupe. "La scission n'est pas une opération simple. Ce n'est pas dit que ce sera la solution. Nous étudierons la proposition du comité exécutif", a encore expliqué le président.

Et pour quand faut-il s'attendre à des orientations ? "Je m'attends à du neuf au moins pour mon arbre de Noël", a dit M. Dehaene tout en prévenant qu'il n'avait pas l'habitude de mettre des deadlines. Pour ce qui est des pertes encourues à ce jour au niveau de FSA, le nouveau CEO, Pierre Mariani, n'a pas voulu donner des chiffres avant la publication des résultats trimestriels en novembre.

© La Libre Belgique 2008

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