Bush annonce l'entrée de l'Etat américain dans des banques

Le président américain George W. Bush a annoncé mardi de nouvelles mesures concrètes du plan de sauvetage des banques adopté le 3 octobre par le Congrès, précisant que l'Etat allait pour la première fois entrer dans le capital de certains établissements.

Le président américain George W. Bush a annoncé mardi de nouvelles mesures concrètes du plan de sauvetage des banques adopté le 3 octobre par le Congrès, précisant que l'Etat allait pour la première fois entrer dans le capital de certains établissements. "Ces mesures ne sont pas destinées à prendre le contrôle de l'économie de marché, mais à la préserver", a déclaré le président lors d'une intervention télévisée à la Maison Blanche.

M. Bush a indiqué que son administration allait utiliser une partie du plan de sauvetage de 700 milliards de dollars pour "injecter du capital dans les banques via l'achat d'actions". Le secrétaire au Trésor Henry Paulson a précisé peu après que 250 milliards seront consacrés à cet effet et que neuf grandes institutions avaient accepté que l'Etat prennent une participation à leur capital dans le cadre de ce programme.

M. Bush a ajouté que les nouveaux emprunts obligataires émis par les banques seraient garantis "immédiatement", mais pour une durée limitée, et que la garantie d'Etat s'appliquerait aussi à tous les comptes courants.

L'organisme fédéral d'assurance des dépôts bancaires (FDIC) a précisé peu après que sa garantie des nouvelles dettes prioritaires des banques porterait sur une durée de trois ans (jusqu'au 30 juin 2012) et concernerait les emprunts émis d'ici au 30 juin 2009. "Chacun de ces nouveaux programmes comprend des clauses de sauvegarde afin de protéger l'argent du contribuable", a assuré le président américain. "Le rôle de l'Etat sera limité et temporaire", a-t-il ajouté.

M. Bush a également annoncé que la Fed allait rapidement agir en tant qu'acheteur de dernier ressort pour les effets commerciaux des entreprises pour leurs opérations quotidiennes afin d'éviter une propagation de la crise financière à l'économie réelle.

Cette mesure concernera la dette prioritaire des institutions financières qui sera émise d'ici au 30 juin 2009 et durera jusqu'au 30 juin 2012, a précisé le FDIC dans un communiqué.

A la suite de ces annonces, la Bourse de New York devait ouvrir en forte hausse mardi, le contrat à terme sur le Dow Jones prenant 350 points (+3,7%), à 45 minutes de l'ouverture.

Lundi, Wall Street avait effectué une remontée spectaculaire et historique après les interventions massives des gouvernements européens et américain pour rétablir la confiance: le Dow Jones avait gagné 11,08%, une hausse plus vue depuis les années 30, le Nasdaq 11,81% et le S&P 500 11,58%.

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