L'action Fortis clôture à 1,22 euros

18h45 Fortis et Dexia mettent le Bel20 dans le rouge à la clôture de la Bourse ce mardi. En fin de journée, le titre Fortis ne valait plus que 1,22 euro, en recul de 77 pc. La commission des Finances de la Chambre a approuvé mardi en début de soirée le projet de loi offrant aux grandes institutions bancaires belges une garantie d'Etat sur les prêts qu'elles concluent. Fortis et Dexia plongent en entraînant le Bel20 La marque Fortis va disparaître aux Pays-Bas Des milliers d'actionnaires fortis derrière une plainte néerlandaise Fortis donne des explications aux investisseurs Les cours de la bourses Vers notre dossier spécial Réagissez sur notre forum

L'action Fortis clôture à 1,22 euros
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L'action Fortis, suspendue depuis lundi passé sur Euronext Bruxelles, a dévissé de près de 70 pc mardi matin, peu après la reprise de sa cotation. Plus tôt dans la journée, le bancassureur - qui organisera une assemblée générale extraordinaire dans les 8 semaines à venir - avait diffusé un communiqué donnant davantage de détails sur sa structure après la cession de plusieurs de ses divisions à BNP Paribas.

Le bancassureur y a évalué ses capitaux propres à 8,8 milliards d'euros. "Fortis vient de traverser les 2 semaines les plus turbulentes de son histoire", a expliqué l'administrateur délégué du bancassureur, Filip Dierck, au cours d'une conférence téléphonique. "Nous avons besoin de temps pour nous repositionner", a-t-il ajouté à l'adresse des actionnaires.

Ce repostionnement devrait être au centre d'une assemblée générale extraordinaire qui aura lieu "dans les 8 semaines". Y seront présentés les changements éventuels en matière de gestion, de stratégie et de politique de dividendes, a assuré le responsable qui ne s'est pas non plus prononcé sur l'avenir de Fortis Insurance International. "Toutes les options restent ouvertes", a-t-il simplement indiqué.

Filip Dierck a par ailleurs affirmé ne pas avoir l'intention de céder, actuellement, le portefeuille de crédits structurés. "Cela n'a pas de sens de vendre à un prix plancher", a-t-il expliqué.

Le marché, lui, a réagi violemment à la reprise de la cotation. Le titre de Fortis Holding, issu du démantèlement du bancassureur belgo-néerlandais, s'échangeait ainsi à 2,12 euros un peu plus d'une demi-heure après la reprise de sa cotation à la Bourse de Bruxelles, soit une baisse de quelque 61 pc par rapport à son dernier cours de 5,42 euros le 3 octobre dernier. En milieu d'après-midi, le titre poursuivait sa chute et ne valait plus que 1,67 euro, en recul de 69 pc.

Il s'agit de l'une des chutes les plus importantes, sur un jour, de l'histoire d'Euronext, a commenté Vincent Van Dessel, le directeur général d'Euronext Bruxelles. "Il faut dire qu'en raison des opérations qui ont été menées, le titre Fortis dont la cotation a repris ce mardi matin, n'a plus rien à voir avec le groupe qui était coté le 3 octobre dernier", a-t-il expliqué. "Le marché va désormais essayer de trouver un équilibre et des analystes vont tenter de déterminer la valeur de la nouvelle entité", a ajouté le responsable.

Ce travail ne se fera pas sans mal, étant donné la complexité des opérations de reprise du bancassureur pour éviter son effondrement. Pour rappel, après avoir été sauvé par les Etats du Benelux à la fin du mois de septembre, le gouvernement des Pays-Bas a nationalisé, le 3 octobre, l'essentiel des activités néerlandaises de Fortis pour 16,8 milliards d'euros. Trois jours plus tard, la banque française BNP Paribas a repris les activités bancaires et d'assurance de Fortis en Belgique et au Luxembourg pour 14,7 milliards d'euros.


18h45: Projet de loi sur garantie bancaire approuvé en commission La commission des Finances de la Chambre a approuvé mardi en début de soirée le projet de loi offrant aux grandes institutions bancaires belges une garantie d'Etat sur les prêts qu'elles concluent. Les socialistes flamands et les Verts se sont abstenus. La commission des Finances de la Chambre a approuvé mardi en début de soirée le projet de loi offrant une garantie de l'Etat à toutes les institutions bancaires belges solvables. Les socialistes flamands et les Verts se sont abstenus. La mesure avait été décidée pour soutenir Dexia. Elle doit passer ce mardi soir encore en séance plénière de la Chambre, avant d'arriver mercredi au Sénat. La garantie sera octroyée sur l'intégralité des financements levés par l'institution bénéficiaire en vue de se refinancer auprès d'établissements de crédit et de contreparties institutionnelles, ainsi que sur les obligations et les titres de dettes, qu'elle émet à destination d'investisseurs institutionnels, dès lors que ces financements, obligations ou titres arrivent à échéance avant le 31 octobre 2011. Le plan échoit au 31 octobre 2009. Il pourra éventuellement être renouvelé. Les socialistes flamands se sont abstenus après le rejet de deux amendements qu'ils avaient déposés. L'un demandait de relever la protection sur les dépôts de 20.000 à 100.000 euros, l'autre de protéger également, sous le couvert de l'Etat, les succursales belges des banques étrangères reconnues. Le ministre des Finances Didier Reynders a souligné une nouvelle fois en Commission l'importance de voter le projet de loi. Cette rapidité de réaction est nécessaire pour tordre le cou à de récentes rumeurs sur une nationalisation de Dexia, qu'il a par ailleurs formellement démenties.

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