Leterme veut un fond d'urgence européen

Le Premier ministre belge Yves Leterme a plaidé samedi dans une tribune dans la presse pour la mise en place d'un "fonds d'urgence européen" qui pourrait être déployé pour recapitaliser les banques et garantir les prêts interbancaires.Edito: Amortir le choc. D’urgence! KBC: l’Etat à la rescousse? Deux chocs font vaciller les bourses Sombre fin de semaine sur les marchés financiers

Leterme veut un fond d'urgence européen
©BELGA
Belga

Le Premier ministre belge Yves Leterme a plaidé samedi dans une tribune dans la presse pour la mise en place d'un "fonds d'urgence européen" qui pourrait être déployé pour recapitaliser les banques et garantir les prêts interbancaires. "Nous devons envisager la mise en place d'un Fonds d'urgence européen, qui serait déployé, le cas échéant, pour acquérir des actifs illiquides, pour recapitaliser les banques et pour garantir les prêts interbancaires", écrit M. Leterme dans le quotidien francophone belge la Libre Belgique et dans le quotidien flamand De Standaard datés de samedi.

Selon lui, la création de ce fonds, qui prendra "du temps", est une leçon à tirer des sauvetages des banques franco-belge Dexia et franco-néerlandaise Fortis qui ont nécessité la coopération de plusieurs Etats européens (Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, France).

"Ces banques étaient non seulement trop grandes pour faire faillite mais elles étaient aussi trop grandes pour être sauvées par un seul pays", a-t-il insisté, notant que Fortis, Dexia et l'assureur belge Ethias également sauvé par l'Etat belge, "représentent des actifs équivalents à près du triple du PIB de la Belgique" et que "la valeur de leurs dépôts est supérieure au revenu national".

Le Premier ministre a d'autre part plaidé pour l'idée "controversée actuellement" d'un superviseur financier de la zone euro, qui "serait responsable des institutions financières au sens large, non seulement des banques, des compagnies d'assurance et des fonds de pension, mais aussi des agences de notation et des fonds spéculatifs". M. Leterme a également apporté son soutien "aux efforts de l'UE, initiés par le président français Nicolas Sarkozy, afin que soient négociés d'autres accords internationaux" sur le système financier mondial.

"Mais je ne suis pas encore tout à fait convaincu que ceux-ci puissent constituer un remède aux faiblesses fondamentales mises au jour par le système financier ces derniers mois", a-t-il tempéré.

Sur le même sujet