KBC: L'Etat injecte 3,5 milliards d'euros

La bourse de Bruxelles a ouvert dans le rouge lundi matin, le Bel20 perdant 4,83 pc (1.825,42 points) vers 9h25, peut-on lire sur le site d'Euronext. KBC, qui a fait l'objet lundi matin d'un accord entre le gouvernement fédéral et le bancassureur pour une recapitalisation de 3,5 milliards d'euros, perdait 12,28 pc.Des livres pour comprendre un séisme planétaire Vers notre dossier spécial Le cours de KBC en bourse

KBC: L'Etat injecte 3,5 milliards d'euros
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Le gouvernement fédéral et la KBC sont arrivés à un accord pour une recapitalisation de 3,5 milliards d'euros de l'Etat en faveur du bancassureur, a indiqué la KBC dans un communiqué diffusé lundi peu avant l'ouverture de la Bourse. L'Etat pourra nommer deux représentants au sein du conseil d'administration.

KBC émettra à l'intention de l'Etat belge pour 3,5 milliards d'euros de titres non transférables et sans droit de vote. Elle utilisera le produit de la transaction pour accroître de 2,25 milliards d'euros le capital de base core Tier 1 dans son activité bancaire et de 1,25 milliard d'euros la marge de solvabilité dans son activité d'assurance. L'on s'attend à ce que la transaction soit réglée pour la fin de 2008.

Une communication rapide était attendue lundi matin afin d'éviter une possible suspension de la cotation de l'action de la KBC à la Bourse. C'est la raison pour laquelle un comité ministériel restreint et le conseil des ministres se sont réunis successivement lundi matin. Après la transaction, les niveaux pour les activités bancaires et d'assurance de la KBC seront supérieurs de plus de deux fois et demie aux minimums légalement requis, souligne le bancassureur.

Les titres de créances seront émis au prix de 29,50 euros par titre, soit le prix de clôture moyen des trois dernières séances boursières. Aucun coupon ne sera distribué si aucun dividende n'est mis en paiement pour les actions ordinaires. En raison des circonstances qualifiées d'exceptionnelles, KBC a décidé de ne pas verser de dividende pour l'exercice 2008. Aucun coupon ne sera donc payé pour 2008 pour les titres nouvellement émis. KBC a le droit de racheter tout ou partie des titres à tout moment, à 150% du prix d'émission (paiement au comptant). Dans ce cas, toutefois, l'Etat pourra exiger que le rachat se fasse par l'échange d'un titre contre une action ordinaire.

Par ailleurs, KBC a le droit d'échanger tout ou partie des titres contre des actions ordinaires sur la base d'un contre une, et ce à l'expiration d'une période de trois ans après l'émission. Si KBC choisit cette option, l'Etat peut opter pour le remboursement au comptant des titres, à 100% de leur prix d'émission. Toutes ces transactions sont sujettes à l'agrément du régulateur financier, la CBFA. Comme attendu, l'Etat pourra nommer deux représentants au sein du conseil d'administration de KBC Groupe. Ils seront élus lors de la prochaine assemblée générale annuelle des actionnaires.

Un de ces représentants siégera tant au comité d'audit qu'au comité de rémunération et de nomination du conseil d'administration. Ils auront le droit d'approbation pour un certain nombre de décisions, parmi lesquelles l'émission ou le rachat d'actions (sauf en ce qui concerne la présente transaction), les reprises dont la valeur est supérieure à un quart des actions et réserves de KBC et la politique de rémunération des membres du Comité de direction. Le Comité de direction de KBC Groupe avait décidé précédemment de renoncer à tout bonus sur les résultats de 2008, que ce soit au comptant, en options ou en actions.


Le comité d'entreprise de Fortis Nederland veut fusionner avec ABN Amro Le ministre néerlandais des Finances, Wouter Bos, doit intégrer les banques nationalisées par l'Etat, ABN Amro et Fortis Nederland, en un bancassureur national puissant portant le nom d'Algemene Bank Nederland. C'est ce qu'a proposé Tim op ten Noort, le président du comité d'entreprise de Fortis Nederland, lundi dans le journal Het Financieele Dagblad (FD). "Ensemble, nous pouvons travailler à la mise sur pied d'un bancassureur fort aux pays-Bas", a déclaré M. op ten Noort. Pour sa part, ABN Amro préfère un avenir sans Fortis, ce que regrette le président op ten Noort.

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