Netbooks, l’informatique les pieds sur terre

Projet caritatif développé il y a trois ans par une équipe du Massachusetts Institute of Technology, l’opération OLPC (One Laptop Per Child) entendait ouvrir les portes de la micro-informatique aux enfants des pays défavorisés par le biais d’un petit PC portable vert pomme acidulé. Vers notre dossier spécial

Netbooks, l’informatique les pieds sur terre
©AP
Michi-Hiro Tamaï

Projet caritatif développé il y a trois ans par une équipe du Massachusetts Institute of Technology, l’opération OLPC (One Laptop Per Child) entendait ouvrir les portes de la micro-informatique aux enfants des pays défavorisés par le biais d’un petit PC portable vert pomme acidulé. Finalement, ce concept optant pour une configuration technique très modeste a été détourné par un constructeur informatique.

En lançant il y a un an son Eee PC (Easy to Learn, Easy to Work, Easy to Play), Asus frappait en plein dans le mille. Partant du constat que pour beaucoup de gens, l’emploi d’un PC se limite à surfer sur le web, écrire des mails et taper des textes, le constructeur taïwanais s’est fendu d’un PC ultraportable dépouillé de toute technologie superflue pour un prix spectaculaire. Un retour à la réalité salvateur pour les PC portables qui gonflent parfois leur prix pour embarquer des options (GPS, 3G, Blu Ray, Full HD) plutôt inutiles pour le grand public.

Déluge de modèles

Le week-end, dans certaines grandes surfaces spécialisées, il faut désormais faire la file pour pouvoir observer et essayer les netbooks, stars incontestées de la micro-informatique en 2008. Seul sur un marché qu’il a créé depuis plusieurs mois, Asus et son Eee PC a finalement été rejoint par d’autres constructeurs en Belgique comme Acer et Samsung.

Excepté Sony et Apple, chaque acteur suit le mouvement avec plus ou moins de talent. Une tendance en plein boom depuis le début de cette année, plus pertinente que jamais ces dernières semaines, crise économique oblige. Dans ce déluge de nouveaux modèles annoncés chaque semaine sur le net, des acteurs inattendus sortent même du bois comme Fnac et son Clevo TN70M ou Hercules (accessoiriste informatique) et son eCafe.

Les inconvénients du low cost

A l’heure où une dizaine de constructeurs jouent des coudes et tentent d’imposer leur ultraportable low cost, difficile de choisir le partenaire idéal dans l’avalanche de modèles et configurations proposées. Quelques tendances et paramètres peuvent néanmoins aider à ne pas se perdre dans cette course à la bonne affaire. Avec une diagonale d’écran affichant en moyenne 8,9 pouces (soit moins de 23cm) et un poids tournant aux alentours du kilo, le gabarit des netbooks séduira les nomades. Ceux-ci risquent néanmoins de rapidement déchanter en constatant que l’autonomie moyenne tourne aux alentours de deux heures et demie.

Les Proust en herbe devront par ailleurs se raviser. Taper un long texte sur les claviers miniatures low cost est une gageure. Enfin, les amateurs de montage vidéo et de jeux vidéo passeront également leur chemin. Les netbooks n’incluent pas de carte graphique puissante et sont amputés de tout lecteur/graveur DVD optique.

Des prix qui flambent

Avant l’achat, comparer la puissance des processeurs et cartes graphiques des netbooks est donc vain. Un Intel Atom est par contre conseillé comme processeur central vu son économie d’énergie.

Côté système d’exploitation, Linux et Windows XP offrent chacun des avantages. Le premier offre une rapidité d’exécution qui relègue XP aux oubliettes et une substantielle économie vu qu’il est gratuit. Mais l’OS de Microsoft tire parti d’une compatibilité logicielle bien meilleure

Souvent proposés en option, l’espace disque dur, la taille de mémoire vive, la diagonale d’écran et la performance de la batterie (comptée en cellule) font rapidement flamber les prix avec des variations constatées de 250 à 600euros. De quoi transformer l’aventure low cost en tarif de PC portable classique