Marcourt: Il faut un plan européen de redéploiement

ArcelorMittal a réuni ce jeudi après-midi un Comité d'entreprise au cours duquel sera annoncé un plan de départs volontaires sur l'ensemble du groupe. Ce plan devrait concerner quelque 9.000 salariés à travers le monde, dont quelque 6.000 personnes en Europe, notamment en Pologne et en Roumanie.

BELGA

ArcelorMittal a réuni ce jeudi après-midi un Comité d'entreprise au cours duquel sera annoncé un plan de départs volontaires sur l'ensemble du groupe. Ce plan devrait concerner quelque 9.000 salariés à travers le monde, dont quelque 6.000 personnes en Europe, notamment en Pologne et en Roumanie.

La ventilation des pertes d'emploi annoncées par pays n'a pas encore été communiquée officiellement par ArcelorMittal. Elle devrait l'être au cours du Comité d'entreprise qui se tient actuellement à Luxembourg. Il est probable que la Belgique soit également touchée par ce plan qui concernera les "fonctions de support". "C'est une grande tristesse, même si nous nous y attendions", a commenté le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt. "Cette annonce renforce ma volonté de la mise sur pied d'un plan européen ambitieux pour soutenir le redéploiement économique", a-t-il souligné. L'avenir n'est pas connu. "Pour la première fois depuis longtemps, nous nous trouvons dans un brouillard économique. La cause du mal n'est pas une surproduction mais la chute de confiance et l'arrêt du système financier qui est à l'économie ce que le sang est au corps humain. C'est l'anémie généralisée de l'économie et il faut relancer la machine qui s'est arrêtée", a remarqué Jean-Claude Marcourt.

Du côté liégeois du groupe, la direction a annoncé la mise en route d'un plan de relance appelé "Speed Up", a annoncé la RTBF radio ce midi. Ce plan prévoit une hausse de la demande d'acier de 2 pc dans 5 ans. Il annonce aussi le maintien de la sidérurgie intégrée et le maintien de deux haut-fourneaux en 2011.

Pour le ministre Marcourt, de telles annonces sont importantes car il faut "continuer à travailler et à avancer". "L'économie réelle n'est pas aussi malade qu'il n'y paraît. Il est important de poursuivre la relance de la machine", a-t-il conclu.