Les parents ont un droit de regard… jusqu’à 18 ans

Il ne faudrait pas l’oublier : l’argent déposé sur un compte à vue ou d’épargne ouvert au nom d’un jeune lui appartient en propre. Mais jusqu’à ses 18 ans, il ne peut en disposer comme il l’entend. Ensuite, il sera libéré de tout contrôle sur la gestion de ses avoirs, sauf exceptions.

Il ne faudrait pas l’oublier : l’argent déposé sur un compte à vue ou d’épargne ouvert au nom d’un jeune lui appartient en propre. Mais jusqu’à ses 18 ans, il ne peut en disposer comme il l’entend. Ensuite, il sera libéré de tout contrôle sur la gestion de ses avoirs, sauf exceptions. Le jeune ne peut donc aller seul ouvrir un compte bancaire. Il doit nécessairement être accompagné de l’un de ses parents, même si le compte sera bel et bien ouvert à son nom.

Lors de l’ouverture du compte, les parents peuvent, par exemple, déterminer la somme maximum que l’enfant pourra retirer de son compte à vue, que ce soit par jour ou par semaine. Chez Fortis, cela peut être, par exemple, 25 € par jour ou par semaine. Chez ING, il est possible d’effectuer des retraits de billets de 5 €. “Pour la tranche des jeunes entre 12 et 17 ans, cette possibilité de retraits de faibles sommes est très appréciée des parents”, souligne Corine Janne d’Othée.

Globalement, le jeune pourra donc effectuer quand bon lui semble des retraits ou des paiements via sa carte bancaire, dans les limites déterminées lors de l’ouverture du compte et qui peuvent être adaptées au fil du temps. Dexia Banque prévoit des limites d’utilisation spécifiques pour les jeunes de moins de 16 ans. Dans l’intérêt de l’enfant Le jeune pourra aussi retirer de l’argent de son compte d’épargne. “Le retrait d’un Livret Vert est possible si les parents ont marqué leur accord. S’il n’y a pas d’autorisation, ce ne sera pas possible”, explique-t-on chez ING.

Chez Dexia, il n’est pas possible de retirer de l’argent d’un compte d’épargne via sa carte bancaire pour les jeunes de moins de 16 ans. Les parents peuvent toutefois puiser dans les avoirs de leurs enfants, mais à des conditions très strictes : le retrait doit être effectué dans l’intérêt de l’enfant. Si le retrait est effectué en agence, le banquier devra s’assurer qu’il s’agit bien d’une opération destinée à acheter un bien – un ordinateur, par exemple – pour l’enfant, et non pour financer le city-trip des parents. En cas de doute, il peut refuser d’effectuer le retrait. Le juge de paix peut être appelé à trancher.

Reste que le pc banking permet aussi aux parents d’entrer dans les comptes des enfants. Chez Fortis Banque, par exemple, toute opération, effectuée sur le compte d’un enfant par un parent via le pc banking, est assortie d’un message demandant de confirmer que l’opération effectuée n’est pas contraire aux intérêts de l’enfant. Chez KBC, les parents peuvent, via pc banking, “consulter” les mouvements des comptes de leurs enfants.

Mais à partir de 18 ans, les parents n’ont plus aucun droit de regard, sauf si l’enfant leur accorde un mandat. Le choc est parfois rude… pour les “vieux”. KBC prend d’ailleurs les devants : deux mois avant le 18e anniversaire de l’enfant, ils sont informés des droits et des obligations qu’ils auront alors envers leur rejeton. Il est toutefois possible de veiller à ce que l’enfant n’entre pas totalement en possession de son patrimoine dès le jour de ses 18 ans, histoire d’éviter, par exemple, que cette nouvelle liberté ne lui monte à la tête. Les possibilités sont diverses. Il y a des produits d’assurance, dont l’enfant est le bénéficiaire et dont l’échéance peut être repoussée. Il est aussi possible de placer un parent en tant que premier bénéficiaire et l’enfant en second : cela laisse alors la possibilité aux parents de libérer l’argent quand ils le souhaitent.

Mais ne l’oubliez pas, l’argent déposé au nom d’un enfant lui appartient, pleinement. Il ne faudrait pas l’oublier: l’argent déposé sur un compte à vue ou d’épargne ouvert au nom d’un jeune lui appartient en propre. Mais jusqu’à ses dix-huit ans, il ne peut en disposer comme il l’entend. Ensuite, il sera libéré de tout contrôle sur la gestion de ses avoirs, sauf exceptions.

Le jeune ne peut donc aller seul ouvrir un compte bancaire. Il doit nécessairement être accompagné de l’un de ses parents, même si le compte sera bel et bien ouvert à son nom. Lors de l’ouverture du compte, les parents peuvent par exemple déterminer la somme maximum que l’enfant pourra retirer de son compte à vue, que ce soit par jour ou par semaine. Chez Fortis, cela peut être par exemple 25 euros par jour ou par semaine. Chez ING, il est possible d’effectuer des retraits de billets de 5 euros. “Pour la tranche des jeunes entre 12 et 17 ans, cette possibilité de retraits de faibles sommes est très appréciée des parents”, souligne Corine Jeanne d’Othée.

Globalement, le jeune pourra donc effectuer quand bon lui semble des retraits ou des paiements via sa carte bancaire, dans les limites déterminées lors de l’ouverture du compte et qui peuvent être adaptées au fil du temps. Dexia Banque prévoit des limites d’utilisation spécifiques pour les jeunes de moins de 16 ans. Le jeune pourra aussi retirer de l’argent de son compte d’épargne. “Le retrait d’un Livret Vert est possible si les parents ont marqué leur accord. S’il n’y a pas d’autorisation, ce ne sera pas possible”, explique-t-on chez ING.

Chez Dexia, il n’est pas possible de retirer de l’argent d’un compte d’épargne via sa carte bancaire pour les jeunes de moins de 16 ans. Les parents peuvent toutefois puiser dans les avoirs de leurs enfants, mais à des conditions très strictes: le retrait doit être effectué dans l’intérêt de l’enfant. Si le retrait est effectué en agence, le banquier devra s’assurer qu’il s’agit bien d’une opération destinée à acheter un bien - un ordinateur, par exemple - pour l’enfant, et non pour financer le city trip des parents. En cas de doute, il peut refuser d’effectuer le retrait. Le juge de paix peut être appelé à trancher. Reste que le pc banking permet aussi aux parents d’entrer dans les comptes des enfants. Chez Fortis Banque, par exemple, toute opération effectuée sur le compte d’un enfant par un parent via le pc banking reçoit un message à confirmer comme quoi l’opération effectuée n’est pas contraire aux intérêts de l’enfant.

Mais à partir de 18 ans, les parents n’ont plus aucun droit de regard. Le choc est parfois rude... pour les vieux. KBC prend d’ailleurs les devants: deux mois avant le 18ème anniversaire de l’enfant, ils sont informés des droits et des obligations qu’ils auront alors envers leur rejeton.

Il est toutefois possible de veiller à ce que l’enfant n’entre pas totalement en possession de son patrimoine dès le jour de ses 18 ans, histoire d’éviter par exemple que cette nouvelle liberté ne lui monte à la tête.