Quels espoirs pour les actionnaires ?

Maintenant que le rapport d’experts est sorti sur le démantèlement de Fortis, les négociations peuvent commencer. Et la balle est dans le camp de BNP Paribas. Mais c’était, hier, le silence complet. Les Français n’ont pas fait le moindre commentaire sur les pistes évoquées dans le rapport.

AvC

Maintenant que le rapport d’experts est sorti sur le démantèlement de Fortis, les négociations peuvent commencer. Et la balle est dans le camp de BNP Paribas. Mais c’était, hier, le silence complet. Les Français n’ont pas fait le moindre commentaire sur les pistes évoquées dans le rapport. Même si certaines d’entre elles pourraient avoir des chances d’être accueillies favorablement. On pense aux rumeurs qui avaient circulé selon lesquelles les Français étaient prêts à lâcher du lest sur le pôle assurance en Belgique. Mais que vont-ils dire sur les propositions de renégocier les produits CASHES (lire par ailleurs) ? Il n’est pas non plus évident qu’ils se montreront enthousiastes vis-à-vis de l’idée de loger 25 pc de Fortis Banque (soit la participation de l’Etat belge) dans le holding. Ils avaient clairement écarté cette piste lors des négociations.

Autre point d’interrogation : BNP Paribas est-elle aussi déterminée qu’avant à faire le deal ? Certains se posent la question. D’autant que l’Etat français vient d’injecter 5 milliards d’euros dans la banque française avec la possibilité de devenir un actionnaire important (jusqu’à 20 pc). Et que les exigences des actionnaires de Fortis ont de quoi les refroidir.

Ce qui est en tout cas sûr, c’est qu’il n’y a plus de temps à perdre. Car l’assemblée qui doit, conformément à l’arrêt de la cour d’appel, se prononcer sur le démantèlement du groupe, est prévue le 11 février. Et les procurations doivent être données pour au plus tard le 4 février.

Quelles alternatives

Beaucoup d’actionnaires aimeraient donner procuration en connaissant les alternatives proposées.

Dans les milieux proches gouvernementaux belges, on est bien conscient qu’il faudra arriver à l’assemblée avec une proposition qui ira au-delà de quelques améliorations cosmétiques au deal annoncé en octobre. Sinon, il y aura un risque réel de vote négatif.

Mais quand on dit amélioration, il ne faut pas non plus croire au miracle. Selon certains analystes, les pistes envisagées par le rapport d’experts pourraient au mieux représenter quelques euros par action. Pas de quoi retrouver les 10 euros d’il y a encore quelques mois

Deminor organise ce mercredi une conférence de presse où il précisera sa position, y compris pour le vote des administrateurs.

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