Dernières tentatives pour convaincre les petits actionnaires

Le gouvernement belge et la direction de Fortis ont fait mardi une ultime tentative pour convaincre les actionnaires du groupe financier de valider le plan de sauvetage et sa vente partielle au français BNP Paribas, à la veille d'une assemblée générale cruciale. La cotation de l'action suspendue mercredi Lenssens: "le nouveau point à l'ordre du jour est illégal" La VEB appelle à voter "oui" Bourse de Bxl: Fortis continue de s'enfoncerChasse aux voix chez FortisVideo: Interview de Georges Ugeux Reynders défend un accord à prendre ou à laisser Ugeux : "Le nouveau deal fragilise Fortis"Posez vos questions sur l'AGVers notre dossier spécial

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Le gouvernement belge et la direction de Fortis ont fait mardi une ultime tentative pour convaincre les actionnaires du groupe financier de valider le plan de sauvetage et sa vente partielle au français BNP Paribas, à la veille d'une assemblée générale cruciale.

"C'est tout l'accord ou rien. On n'en gardera pas des morceaux", a averti le ministre des Finances Didier Reynders dans un entretien avec les journaux économiques francophone l'Echo et néerlandophone De Tijd. "C'est le maximum que l'on puisse faire."

"Tout ce que l'on fait pour les actionnaires, c'est à charge des contribuables, des gens qui travaillent et paient leurs impôts", a-t-il souligné. "L'Etat ne peut transférer davantage d'argent du contribuable vers les actionnaires de Fortis."

Le président du conseil d'administration de Fortis, Jan Michiels Hessels, a aussi averti lundi soir qu'"un vote négatif entraînera presque certainement une cascade de procès en justice qui paralyseront les activités de l'entreprise et créeront un risque de faillite pour Fortis Holding".

Les actionnaires doivent voter mercredi sur les opérations ayant conduit au démantèlement de Fortis, orchestrées en octobre par les Etats du Benelux sur fond de crise financière. L'Etat néerlandais avait nationalisé les activités aux Pays-Bas et la Belgique la filiale bancaire belge Fortis Banque.

BNP devait initialement prendre le contrôle de Fortis Banque ainsi que des assurances belges, mais cet accord vient d'être renégocié pour tenter d'amadouer les actionnaires: le groupe français va se contenter de prendre 10% des assurances, le reste sera conservé par la holding Fortis, cotée en Bourse, qui gardera aussi moins d'actifs à risque que prévu.

L'assureur chinois Ping An, premier actionnaire de Fortis avec 5% du capital, a annoncé qu'il votera "non". Les représentants donnent de leur côté des recommandations divergentes.

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