Hessels: "La holding Fortis menacée de faillite"

Le président de la holding Fortis Jan-Michiel Hessels affirme mardi que la holding Fortis est menacée de "faillite" si les actionnaires votent contre le démantèlement du groupe mercredi.

Belga

Le président de la holding Fortis Jan-Michiel Hessels affirme mardi que la holding Fortis est menacée de "faillite" si les actionnaires votent contre le démantèlement du groupe mercredi, dans le quotidien néerlandais Financieele Dagblad. "Si les actionnaires disent non à la transaction, il y aura un manque de 2,3 milliards d'euros.

Essayez d'emprunter cela en une fois sur le marché. La faillite menacera et les actionnaires ne recevront plus rien du tout", déclare M. Hessels dans le quotidien économique. Selon M. Hessel, cette somme est nécessaire pour financer une structure de défaisance. "S'ils votent contre, on sera dans un pétrin juridique. C'est aussi un problème pour les milliers de salariés de l'entreprise", estime M. Hessels.

Les actionnaires vont voter mercredi sur trois opérations décidées début octobre 2008 : la nationalisation par l'Etat néerlandais de l'essentiel des activités aux Pays-Bas, la nationalisation par la Belgique de Fortis Banque, première banque du pays, et la revente de 75% de cette dernière à BNP Paribas.

Les avocats des petits actionnaires, qui disent représenter au total au moins 10% du capital, conseillent de voter "non" et le premier actionnaire, le groupe chinois Ping An, refuse d'avaliser le plan de sauvetage.

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