Les licenciements continuent: ING, KBC, Nike,...

Environ 2.700 travailleurs du bancassureur ING vont perdre leur emploi aux Pays-Bas. ING a confirmé le départ de 1.000 personnes, 1.700 emplois disparaîtront en outre à la suite de départs naturels ainsi que l'abandon de certaines offres d'emploi.Réagissez sur notre forum

BELGA/AFP
Les licenciements continuent: ING, KBC, Nike,...
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ING supprime 2.700 emplois

Environ 2.700 travailleurs du bancassureur ING vont perdre leur emploi aux Pays-Bas. ING a confirmé le départ de 1.000 personnes, 1.700 emplois disparaîtront en outre à la suite de départs naturels ainsi que l'abandon de certaines offres d'emploi. Au niveau mondial, 7.000 postes seront supprimés. Cette décision suit l'annonce d'une perte de 3,9 milliards d'euros au dernier trimestre 2008.

De 115 à 240 emplois seront notamment supprimés dans l'ICT et de 320 à 350 emplois dans les filiales d'assurances. Le reste des licenciements aura lieu dans les agences, la division immobilier, le siège central et services annexes.

Peugeot Citroën prévoit 11.000 départs volontaires en Europe en 2009

Le constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën, qui a accusé une perte financière en 2008, s'attend au départ de 11.000 personnes du groupe en Europe en 2009, ont indiqué mercredi ses dirigeants. "Nous nous attendons à ce que plus de 11.000 personnes quittent le groupe en 2009 dans le cadre des départs volontaires", a déclaré la directrice financière du groupe Isabel Marey-Samper lors de la présentation des résultats annuels.

Le directeur des ressources humaines Jean-Luc Vergne a de son côté précisé qu'il s'attendait à des départs concernant "entre 10 et 12.000 personnes en Europe", région qui concentre l'essentiel des effectifs.

PSA, deuxième groupe automobile européen derrière Volkswagen, a annoncé mercredi avoir enregistré en 2008 une perte nette de 343 millions d'euros, à comparer avec un bénéfice de 885 millions en 2007, et son président Christian Streiff a estimé que "2009 devrait être une année de perte".

L'objectif est de "renouer avec la rentabilité au cours de l'année 2010", a toutefois ajouté M. Streiff. Le groupe a retenu l'hypothèse d'un "nouveau repli, de l'ordre de 20%, des marchés automobiles en Europe occidentale en 2009 et d'un marché stable en 2010", a-t-il précisé.

Quant au chiffre d'affaires 2008, il a baissé de 7,4% à 54,356 milliards d'euros. Le constructeur français avait annoncé lundi qu'il ne fermerait pas d'usine et ne mettrait pas en oeuvre de plan de licenciement en France en 2009, en contrepartie d'un prêt de 3 milliards d'euros accordé par l'Etat.

"La France est bien sûr notre premier pays en termes d'effectifs, mais nous avons beaucoup de personnel dans d'autres pays que nous réduisons rapidement actuellement", a indiqué Christian Streiff.

PSA employait 207.850 personnes dans le monde fin 2007, dont 113.710 en France. PSA avait annoncé en novembre la mise en place d'un plan de départs volontaires de 3.550 personnes qui concerne la division automobile en France. L'équipementier Faurecia, filiale de PSA, a annoncé de son côté un plan de départs concernant 1.215 emplois en France entre 2009 et 2011.

Le groupe financier belge KBC licenciera 500 personnes en Pologne

Le groupe belge KBC (banque et assurances) a annoncé mercredi qu'il allait licencier cinq cents personnes en 2009, parmi les salariés de ses succursales en Pologne. La décision sur ces licenciements a été prise "à cause de la détérioration de la situation économique et de la nécessité de réduire les frais de fonctionnement", selon un communiqué du groupe.

"Ces licenciements toucheront 500 personnes sur un total de 7.260 employés par le groupe en Pologne. Parmi les personnes licenciées, 300 devront quitter la banque Kredyt Bank, sur un total de 5.600 qui y sont employées", a précisé à l'AFP la porte-parole du groupe en Pologne, Monika Nowakowska. Le groupe KBC revendique environ quatre millions de clients en Pologne où il dispose de plus de 700 agences.

Wal-Mart supprime de 700 à 800 postes à son siège social

Le numéro un mondial de la distribution, l'américain Wal-Mart, a annoncé mardi la suppression de 700 à 800 postes à son siège social de Bentonville, en Arkansas (sud des Etats-Unis). Cette mesure vise à "soutenir la croissance stratégique et à réduire les coûts globaux", a expliqué à l'AFP un porte-parole du groupe, David Tovar.

Wal-Mart "a décidé de procéder à des changements afin d'adapter ses effectifs à sa structure opérationnelle", a-t-il poursuivi. Le porte-parole n'a pas chiffré le montant des économies ainsi envisagées.

M. Tovar a souligné que ces suppressions d'emplois, qui seront effectuées via des licenciements "secs", allaient s'accompagner de créations de postes à d'autres niveaux de l'entreprise. Le groupe compte notamment embaucher dans le domaine de l'habillement à New York et au service planification de magasins.

Wal-Mart "prévoit de créer des milliers d'emplois dans ses magasins et ses clubs d'acheteurs cette année", a-t-il aussi déclaré. Wal-Mart opère aux Etats-Unis sous ses enseignes éponymes mais également via le réseau de magasins "Sam's Club".

M. Tovar s'est refusé à indiquer si les suppressions d'emploi dans l'Arkansas, qui représentent environ 5% des effectifs du siège (14.000, selon des informations de presse), étaient liées à la crise économique.

Wal-mart a annoncé au début du mois une hausse de 2,1% de ses ventes dans ses magasins américains en janvier, à surfaces de ventes constantes et hors carburants. La publication de ses résultats annuels est attendue mardi. Le titre a perdu 3,17% en séance mardi, à 47,72 dollars.

Nike va supprimer 1.400 postes dans le monde

Le fabricant américain d'articles de sport Nike a annoncé mardi la suppression de jusqu'à 4% de ses effectifs mondiaux soit quelque 1.400 postes. Cette mesure constitue une nouvelle étape dans le plan de restructuration du groupe entamé il y a deux ans, a indiqué Nike dans un communiqué.

Le "réalignement" prévu des activités aura pour conséquence "une réduction pouvant aller jusqu'à 4% de la force de travail". Nike emploie actuellement environ 35.000 personnes dans le monde.

Les suppressions de postes ne sont pas effectives pour l'heure, Nike étant dans la phase d'"examen de l'intégralité de sa chaîne de production". Le groupe basé dans l'Oregon (côte ouest des Etats-Unis) compte boucler sa réflexion sur sa stratégie "d'ici la fin de l'actuel exercice fiscal", qui se termine fin mai.

"Le nombre exact (de suppressions), le calendrier et la localisation des postes devant être éliminés ne seront pas connus tant que la réflexion stratégique n'aura pas été bouclée et que les représentants des salariés n'auront pas été consultés", a précisé Nike.