La stabilisation de l'économie est la priorité du G7

Le G7 a affirmé samedi à Rome que la "stabilisation" de l'économie mondiale et des marchés financiers était sa "plus haute priorité" et s'est engagé à ne pas céder au protectionnisme, alors que la crise s'aggrave.

La stabilisation de l'économie est la priorité du G7
©AP
AFP

Le G7 a affirmé samedi à Rome que la "stabilisation" de l'économie mondiale et des marchés financiers était sa "plus haute priorité" et s'est engagé à ne pas céder au protectionnisme, alors que la crise s'aggrave, selon un projet de communiqué final obtenu par l'AFP. Le communiqué final devrait être diffusé vers 14H30 (13H30 GMT), à l'issue de la réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux des sept pays les plus riches (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Grande-Bretagne, France, Italie, Canada).

"La stabilisation de l'économie mondiale et des marchés financiers reste notre plus haute priorité", indique ce projet de communiqué obtenu auprès d'une délégation. "Nous avons pris collectivement des mesures exceptionnelles pour répondre à ces défis et nous assurons notre engagement à agir ensemble en utilisant une palette complète d'outils politiques pour soutenir la croissance et l'emploi et renforcer le secteur financier", poursuit le texte. Les ministres des Finances rappellent également que les mesures anti-crise "doivent être mises en oeuvre rapidement", être "substantielles", "temporaires" sans mettre en péril les finances publiques.

Le G7 "se félicite" aussi des réponses mises en oeuvre par d'autres pays et notamment des "mesures budgétaires prises par la Chine" ainsi que son "engagement continu à aller vers un taux de change plus flexible qui doit conduire à l'appréciation continue du yuan", la devise du géant asiatique, source de tensions récurrentes avec ses partenaires commerciaux.

Le club des pays riches a indiqué aussi qu'il restait "engagé à éviter des mesures protectionnistes et à ne pas ériger de nouvelles barrières", alors que les Etats-Unis et la France ont été très critiqués dernièrement sur le sujet. Les grands argentiers du G7 se sont retrouvés vendredi soir, le jour d'une avalanche de mauvaises nouvelles, dont une lourde aggravation de la récession au quatrième trimestre dans la zone euro, et en particulier en Allemagne et en Italie. "Les gens ne chantent et ne dansent pas vraiment sur les tables", les économies développées sont "en récession profonde" et "nous ne voyons pas de signe pour l'instant que 2009 pourrait être meilleur que ce que à quoi nous nous attendons", s'est alarmé vendredi soir le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn.

Autre point majeur des discussions: la réglementation financière. La crise a mis en lumière "les profondes faiblesses du système financier international" et rendu nécessaires d'"urgentes réformes", selon le projet de communiqué. Le FMI, qui doit bénéficier de nouvelles ressources, a sur cette question un rôle "crucial" à jouer, selon le G7, qui juge par ailleurs qu'il faut soutenir les pays émergents dans leur accès au crédit.

Le G7 s'engage donc à continuer à travailler avec ses partenaires pour accélérer la réforme du cadre réglementaire, une résolution chère à la France. Il a dans cette optique demandé la rédaction d'un rapport sur la constitution d'un corpus de règles communes sur la transparence et l'intégrité de l'activité économique et financière, l'"étalon-légal" promu par le ministre italien Giulio Tremonti.

Ce G7 est considéré comme un point d'étape avant le sommet du G20 début avril à Londres qui réunira les pays riches et les principales économies émergentes pour dégager les grandes lignes d'une réforme du système financier international.