"Ping An n’a pas encore pris position"

Jozef De Mey, président de Fortis Holding, est actuellement en Chine où il doit rencontrer ce mardi les représentants du groupe chinois Ping An. Pour rappel, c’est Ping An, premier actionnaire de Fortis (avec 5 pc), qui avait présenté la candidature de Jozef De Mey comme administrateur. Nous l’avons interrogé. Lippens assume son rôle de l’an dernier

"Ping An n’a pas encore pris position"
©EPA
ariane van caloen

Jozef De Mey, président de Fortis Holding, est actuellement en Chine où il doit rencontrer ce mardi les représentants du groupe chinois Ping An. Pour rappel, c’est Ping An, premier actionnaire de Fortis (avec 5 pc), qui avait présenté la candidature de Jozef De Mey comme administrateur. Nous l’avons interrogé.

Vous rencontrez les représentants de Ping An ? Quelle pourrait être leur réponse ?

Il ne faut pas s’attendre à une réponse très rapidement. Ils ne se prononceront qu’après avoir suivi un certain processus. La direction doit notamment se réunir.

Quels seront vos arguments pour expliquer que l'accord conclu est meilleur que le précédent ?

Je leur expliquerai qu’il y a un projet industriel. On a en outre sécurisé la valeur de Fortis Insurance Belgium. On a obtenu un bon prix.

On a aussi réduit l’exposition du holding aux crédits structurés de 1 milliard à 760 millions. La position nette en cash est de 3,4 milliards. Ce qui n’est pas négligeable.

N'est-ce pas plus l'Etat belge que BNP qui a fait un effort pour rendre le deal meilleur ?

Ce n’est pas à moi à répondre à cette question. Je me réfère uniquement aux efforts aux yeux du holding. Je souligne quand même que la BNP s’est montrée d’accord d’acheter 25 pc de Fortis Insurance Belgium via Fortis Banque.

C'est donc bien Fortis Banque qui débourse le cash...

C’est vrai que l’effort est partagé entre BNP et l’Etat belge, les deux actionnaires de Fortis Banque.

Pensez-vous que le oui passera lors de l'assemblée prévue normalement vers le 8 ou le 9 avril ?

Je suis confiant pour le oui. Sinon, je n’aurais pas défendu l’accord.

Il y a une semaine, Me Modrikamen se montrait opposé au deal en préparation et affirmait que les Chinois étaient aussi contre. Ce qui aurait pu vous mettre en porte-à-faux ? Que répondez-vous à cela ?

Je ne pense pas que Me Modrikamen puisse parler au nom des Chinois. Comme je l’ai dit, Ping An n’a pas encore pris position.

A l'heure actuelle, le conseil d'administration de Fortis Holding est composé de seulement trois personnes. Des nouveaux candidats vont-ils être proposés lors de la prochaine assemblée ?

On va essayer d’élargir le conseil d’administration. On a des noms mais je ne peux pas les dévoiler. Le conseil d’administration de Fortis Holding doit encore arrêter la liste définitive. Il est évident que trois personnes c’est trop peu pour un groupe comme Fortis Holding même si cela aide à prendre des décisions rapidement. Ce serait bien d’avoir un conseil de sept à neuf personnes.