Les actionnaires de Fortis approuvent le deal avec BNP Paribas

16h35 La résolution a été approuvée à 72,99 pc des votants. 26,15 pc du capital étaient représentés. Suivez l'AG en direct Audio: suivez l'AG en direct Le face à face de Selliers/NothombPDF: L'ordre du jour de l'AGPDF: les enjeux d'une AG historiquePDF: les principaux recoursLes slides de la présentationL'AG en images Réagissez sur notre forum Suivez l'AG en direct vidéo

PFL, P. Lo., AvC et Belga
Les actionnaires de Fortis approuvent le deal avec BNP Paribas
©BELGA

16h35 La résolution a été approuvée à 72,99 pc des votants. 26,15 pc du capital étaient représentés.

16h30 Jozef De Mey a répété qu'il était tout à fait convaincu que le deal avec BNP est la meilleure solution pour les actionnaires. "Une solution alternative aurait été pire pour eux".

Réaction de Me Modrikamen: "Vous souhaitez passer en force et je le regrette. Je vous propose d'organiser un vote avec Fortis Holding et un vote sans Fortis Holding. Ce sera ensuite à la justice de trancher. Si vous ne saisissez pas cette ultime main tendue, je vous prie d'acter la violation des règles de bon fonctionnement et nous quitterons la salle". "Votre proposition n'est pas juridiquement inacceptable", a rétorqué M.De Mey. Modrikamen a invité ses clients et tous les actionnaires à quitter la salle.

15h40 15h20 Un actionnaire fait remarquer qu'il faudra "des années pour cicatriser les nombreuses blessures chez Fortis". Selon lui, dépendre entièrement de l'Etat belge en cas de "non" à BNP-Paribas serait un "pari risqué". Il demande ce qui se passerait si on votait contre le deal avec le groupe français. Karel De Boeck répond qu'on devrait s'en référer au gouvernement belge et qu'on se baserait sur l'accord signé antérieurement entre les deux parties. "Il n'y aurait pas de marge de manoeuvre", dit-il.

15h 30 Un intervenant soutient le président dans sa décision de faire voter tous les actionnaires. II se fait huer copieusement. Selon lui, le plan de Me Modrikamen n'est pas crédible pour différentes raisons qu'il énumère. Refuser le deal avec BNP-Paribas équivaudrait à courir un "grave risque".

15h20En milieu d'après-midi, les débats houleux se poursuivaient à Gand. Un ancien cadre supérieur de la Société générale a fustigé l'incapacité de MM.De Mey et De Boeck "à gérer nos biens et à défendre nos interêts de citoyens". "Vous n'êtes pas des gestionnaires dignes de cette maison! Je demande votre démission", a-t-il conclu.

Un autre actionnaire s'en est pris à Jozef De Mey, président de Fortis, lequel ne répondrait pas aux questions et ne ferait aucune proposition de compromis. Le ton est monté d'un cran supplémentaire lorsqu'un petit actionnaire, favorable au deal avec BNP, s'en est pris en termes très crus aux "agneaux du troupeau Modrikamen" (sic). L'intervenant a parlé d'un "exercice de démagogie incroyable de la part des bureaux d'avocats".

14h40 L'AG de Fortis a repris vers 14h25, au Flanders Expo de Gand, après une nouvelle interruption d'une grosse demi-heure. Jozef De Mey, président de Fortis Holding, est intervenu en réponse à la proposition soumise par Pierre Nothomb (Deminor). "Nous avons consulté nos avocats à propos de la proposition de M.Nothomb (Deminor). Les actionnaires, qui sont en règle, ont bien entendu le droit de voter. Nous allons donc débattre et voter sur tous les points à l'ordre du jour", a-t-il déclaré. Avant la suspension de séance, Pierre Nothomb avait suggéré de faire voter uniquement les personnes présentes à l'assemblée et de vérifier la validité du scrutin a posteriori auprès du tribunal de commerce.

La séance de questions/réponses a repris son cours.

14h20 Les discussions reprennent à l'assemblée générale de Fortis, à Gand. Les débats se sont déjà arrêtés deux fois pour retrouver un peu de sérénité. Les actionnaires présents sont particulièrement virulents à l'égard du conseil d'administration de Fortis.

13h45 Pierre Nothomb (Deminor) suggère, "dans un but d'apaisement", de faire voter uniquement les personnes présentes à l'assemblée et de vérifier la validité du scrutin a posteriori auprès du tribunal de commerce.Le président demande une nouvelle suspension de l'assemblée pour consultation juridique.

Philippe Delville, autre actionnaire habitué des assemblées, fait valoir son point de vue. Il se dit pour un partenariat stratégique avec BNP-Paribas "à regret". Il se dit aussi "excédé par cette longue saga qui n'en finit pas" et demande la constitution d'un nouveau conseil d'administrartion de huit personnes, dont deux personnes émanant des familles et un lieutenant d'Albert Frère. Par souci d'apaisement, il suggère aussi d'introduire deux personnes qui sont contre le deal avec BNP-Paribas

Stefan Bridges, représentant de Test-Achats, appuie la thèse de Me Modrikamen et regrette que les actionnaires n'aient pas été défendus. Il se dit partisan d'une banque Fortis indépendante. Il demande que le plan alternatif soit enfin pris en compte. Il reproche au conseil d'avoir été utilisé "comme des marionnettes" par le gouvernement belge. "Les votes doivent être limités aux anciens actionnaires, on n'a pas respecté les règles", dit-il. "Tout à coup, il y a eu 70 millions d'actions en plus dont certaines appartiennent à un hedge fund des île Caïman aux mains d'un ex-collaborateur de M. Villepin. N'est-ce pas la preuve que Paris veut nous forcer la main ?", demande-t-il. En conclusion, le porte-parole de Test-Achats se dit en faveur d'un vote négatif.

Karel De Boeck explique qu'il s'attendait à ce que plus d'actionnaires soient représentés. Seuls ont été pris en compte ceux dont le nom était établi afin d'éviter une double représentation, dit-il. Me Modrikamen a pu consulter cette liste, ajoute-t-il. Selon M. De Boeck, il vaut mieux "régler les choses à l'amiable afin de travailler dans un climat serein". "La démocratie, c'est aussi savoir écouter les autres", lance-t-il.

13h30 La partie de ping pong se poursuit à Gand entre Mme Modrikamen et le président de Fortis. Me Modrikamen: "Je vous demande de respecter le Code des sociétés et vous propose une solution de compromis. Pourquoi nous refusez-vous un débat, monsieur le président?"

Josef De Mey: "Fortis Banque appartient aujourd'hui à l'Etat belge. Si vous n'êtes pas d'accord, Me Modrikamen, il faut alors s'adresser au Parlement et au gouvernement belges. Nous sommes convaincus que c'est dans l'intérêt des actionnaires de Fortis de voter en faveur de l'accord avec BNP Paribas".

Me Modrikamen: "Les droits de l'Etat belge dans Fortis banque sont contestés. La vente est loin d'être parfaite, comme l'a rappelé la Cour d'appel en décembre".

13h15 André de Barsy, petit actionnaire (habitué des assemblées) relaie la demande de Me Modrikamen à un vote sur la validité de la prise en compte des actions contestées devant le tribunal de commerce de Bruxelles. Il a posé une série de questions techniques auxquelles le président de Fortis Jozef De Mey a répondu de façon assez évasive ou, plus simplement, a renvoyé la balle à l'Etat belge.

Un autre actionnaire, représentant plus de 3000 actionnaires tenants du "stand alone", se demande si la Belgique va continuer à cautionner la "dictature" et le "bolchévisme" du minsitère belge des Finances… Et de poursuive: "Plusieurs personnalités belges ont reçu, mercredi dernier, un mail de Baudouin Velge (ex-président de la Fedis) disant que tous ceux appuyant le "non" seraient blacklistés. J'ai déposé plainte au pénal contre monsieur Wunsch (chef de cabinet du ministre Reynders) pour abus d'autorité et collaboration à une escroquerie. En fait, on nous demande de vendre Fortis Banque pour des cacahuètes! C'est un scandale. Ayons un peu d'ambition pour notre pays, il en vaut la peine".

Me Modrikamen intervient à nouveau: "A l'heure où je vous parle, les messieurs sur le podium sont probablement en train de gagner du temps afin d'obtenir une ordonnance en référé contre les actionnaires! Je vous demande d'ajourner cette assemblée et de nommer un administrateur provisoire (afin de trancher notre litige). Reportons l'assemblée de 3 ou 4 semaines et examinons les deux plans de façon transparente".

Jozef De Mey se dit prêt à comparaître devant un juge avec Me Modrikamen, mais après l'assemblée.

12h40

A la reprise des débats, Me Modrikamen est à nouveau intervenu: "Je souhaite que cette AG se déroule dans la sérénité. Mais il faut respecter les règles de fonctionnement des assemblées délibérantes.

C'est l'assemblée qui doit vider le contentieux en cours (NdlR: sur la prise en compte de 170 millions d'actions). La question de la déclaration de transparence n'a pas été tranchée par le tribunal de commerce la nuit dernière. Je vous demande donc, conformément aux règles, de procéder au vote sur la question. Entretemps, je demande aux actionnaires de ne plus procéder à tout autre acte. C'est un combat de dignité des actionnaires.On a le droit à la dignité!".

Jozef De Mey lui répond que les actionnaires ont toute liberté de porter la question devant les tribunaux.

Me Modrikamen reprend la parole: "Monsieur le président, Jozef, c'est à l'assemblée souveraine de délibérer! Un peu de bon sens". Rappelant que M.De Mey a été nommé sur proposition de l'assureur chinois Ping An, Me Modrikamen souligne qu'il n'a plus le soutien de Ping An. "Et si vous ne pouvez pas entendre l'appel de l'assemblée, alors ajournez-la".

12h 25 L'AG a repris peu après 12h20 avec une déclaration de Josef De Mey (sous des cris "démission, démission!" en provenance de la salle): "La demande de Me Modrikamen sur l'examen de la validité de certaines actions a été rejetée par le tribunal de commerce. L'AG peut donc procéder aux votes dans sa composition actuelle. Il n'y pas lieu de soumettre la question de Me Modrikamen à l'assemblée. En cas de contestation, vous êtes libres d'introduire un recours devant les tribunaux. Par ailleurs, la contestation sera actée au PV". L'ambiance dans le Flanders Expo reste houleuse, de nombreux actionnaires appelant à voter sur la question soulevée par Me Modrikamen. Jozef De Mey ne veut rien entendre et entend redonner la parole à la salle pour la poursuite de la séance des questions/réponses.

12h23L'assemblée reprend à 12h 23 après une suspension d'une demi-heure. Avant cette pause, l'atmosphère était plus qu'électrique. Des objets sont lancés sur le podium. Me Modrikamen lance un appel au calme du haut de la tribune tout en réclamant le respect des droits de l'assemblée générale et la démission du président du conseil. Face à l'ambiance survoltée, les débats sont suspendus quelques instants.

11h50 L'atmosphère devient électrique. Des objets sont lancés sur le podium. Me Modrikamen lance un appel au calme du haut de la tribune tout en réclamant le respect des droits de l'assemblée générale et la démission du président du conseil. La retransmission audio sur Internet est interrompue plus d'une fois.

11h40 Le président Jozef De Mey a refusé de se prononcer sur l'interdiction à Fortis Holding de voter au nom des hedge funds, estimant que la question avait été tranchée par les tribunaux. Modrikamen a alors appelé à la démission de Jozef De Mey et à se rapprocher du podium. Des actionnaires ont alors scandé "Démission" devant un De Mey qui avait du mal à retenir sa colère.

11h25 Premier à intervenir, Pierre Nothomb, représentant Deminor, a rappelé devant l'assemblée que le deal avec BNP Paribas restait "inacceptable" pour les actionnaires, les employés de Fortis et la Belgique dans son ensemble.

Il a plaidé en faveau du plan B (stand alone) en énumérant divers arguments: rentabilité de Fortis Banque, accord déséquilibré au profit de BNP, risque très faible sur les produits structurés,… Pierre Nothomb s'est insurgé contre le dépôt, ce week-end encore, de dizaines de millions d'actions avec procuration données à Fortis.

"On a fait revenir des fonds en provenance des Iles Caïman et d'autres paradis fiscaux", a martelé le représentant de Deminor sous les applaudissements. A l'issue de sa courte intervention, M.Nothomb a invité Karel De Boeck à donner sa démission comme CEO de Fortis en cas de "oui" au deal avec BNP, M.De Boeck n'ayant pas respecté la volonté des actionnaires lors de l'AG du 11 février dernier.

11h15 Jozef De Mey, président de Fortis Holding, a ouvert les assemblées générales ordinaire et extraordinaire sur le coup de 10h36. Il a indiqué d'emblée que 3300 actionnaires étaient présents au Flanders Expo de Gand. S'y ajoutent environ 10.000 procurations. "L'assemblée est valablement constituée et peut donc valablement délibérer", a-t-il déclaré, après avoir fait un bref rappel historique de la "saga Fortis".

L'AG est entrée dans le vif de sujet peu avant 11 heures avec l'intervention de Karel De Boeck, CEO de Fortis Holding. Celui-ci a dressé une présentation détaillée du projet d'accord négocié avec l'Etat belge et BNP Paribas depuis le rejet, le 11 février dernier, du précécent protocole d'accord. Il a, au nom du conseil d'administration, donné une recommandation de vote positif au nouveau deal avec BNP.

Modrikamen veut que l'AG se prononce sur les droits de vote

Le cabinet d'avocats Modrikamen envisage de demander à l'assemblée générale des actionnaires qu'elle se prononce sur la validité du droit de vote attaché à quelque 170 millions d'actions Fortis.

Les cabinets Modrikamen et Deminor et l'association Test-Achats ont intenté une action en référé lundi soir visant à suspendre le droit de vote attaché à quelque 170 millions d'actions mais le tribunal de commerce de Bruxelles a finalement déclaré mardi matin cette demande irrecevable.

"Nous prenons acte de cette décision mais nous constatons que la présidente du tribunal de commerce n'a pas voulu trancher la question", a déclaré Me Bonhivers, peu après son arrivée aux Flanders expo de Gand en compagnie de Mischaël Modrikamen.

"On envisage de demander que l'assemblée générale se penche sur cette question. Lorsqu'il y a des contestations sur les droits de vote, c'est comme cela que ça se passe", a-t-il ajouté.

Les 170 millions d'actions querellées pourront voter

Le tribunal de commerce de Bruxelles a déclaré irrecevable la demande de plusieurs parties qui réclamaient la suspension du droit de vote de quelque 170 millions d'actions déposées en vue de l'assemblée générale de Fortis Holding qui doit se tenir en milieu de matinée à Gand, a annoncé mardi matin le cabinet Modrikamen.


Transparence obligatoire! Pour le Professeur d'Economie Robert Wtterwulghe, le dépôt surprise de quelque 170 millions d'actions détenues par des fonds logés dans des paradis fiscaux aurait effectivement dû faire l'objet d'une déclaration de transparence à la CBFA (Commission bancaire financière et des assurances), comme l'a affirmé l'avocat Modrikamen dans son itervention lors de l'AG Fortis de ce mardi. "Lorsqu'il y a une action de cette importance, il faut que ce soit transparent. Ils auraient (ces actionnaires) dû effectuer une notification auprès de la CBFA, ce qui aurait impliqué une réelle transparence". Une réelle transparence? "Oui, ils auraient dû révéler au passage les ayant-droits économiques, ce qui n'est sans doute pas du goût de structures logées aux Iles Caïmans. On a assisté ici à une manipulation surprenante!

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