Flying Cam lance sa nouvelle caméra embarquée plus performante

Attroupement mercredi sur le stand de Flying Cam, la PME basée à Oupeye (région liégeoise) et dont le produit (système de caméras ou d’appareils photos automatiques embarqués dans des hélicoptères téléguidés) impressionne au Bourget.

Ph. Law.

Attroupement mercredi sur le stand de Flying Cam, la PME basée à Oupeye (région liégeoise) et dont le produit (système de caméras ou d’appareils photos automatiques embarqués dans des hélicoptères téléguidés) impressionne au Bourget. Pour leur première participation au Salon international de l’aéronautique et de l’espace, Emmanuel Prévinaire le directeur et fondateur de l’entreprise et son équipe ont dévoilé la Flying-Cam III E Sarah (25 kg, 2 mètres d’envergure), la troisième génération de son produit doté de nouvelles fonctionnalités et de qualités techniques plus performantes. "Il est doté d’un moteur électrique, donc silencieux, résistant aux vibrations, et d’un système de pilotage automatique. Ce qui veut dire qu’avec un minimum de formation, tout le monde peut piloter la Flying-Cam de troisième génération", nous a expliqué Sarah Krins, un des responsables de la PME liégeoise. Il faut dire qu’à chaque présence sur un salon d’exposition, Flying Cam attire toujours du monde (et de futurs clients), fasciné par son invention.

Après avoir œuvré pendant plus de 20 ans comme prestataire de services sur divers chantiers (tournage de films - Harry Potter, James Bond, la cité interdite, Red Cliff/les 3 royaumes et GI Joe, publicité, etc.), l’entreprise a également décidé de se lancer dans la production en série de ses hélicoptères téléguidés avec caméras ou photos embarqués et leur commercialisation. Elle vient d’ailleurs d’engager un ingénieur spécialisé dans l’aéronautique pour superviser le développement de cette nouvelle activité. L’objectif est de répondre aux demandes particulières des acheteurs (équiper l’hélicoptère d’un détecteur d’incendie ou de gaz par exemple, etc.). Flying Cam vendra ses produits sous forme d’un package complet intégrant notamment une formation de base, le support technique, l’équipement au sol et deux hélicoptères. Le prix devrait varier entre 500000 € et un million d’euros. Le démarrage d’une activité de production suppose l’engagement de nouveaux collaborateurs. Flying Cam emploie actuellement une dizaine de travailleurs, elle ambitionne d’écouler 250 unités par an d’ici 5 ans. Après Oupeye, Los Angeles et Hong Kong, l’entreprise ouvrira, d’ici fin 2009, un bureau à Beyrouth pour couvrir les marchés du Proche et du Moyen Orient. Elle réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires d’environ 1,5 million d’euros.

A quelques mètres du stand de Flying Cam, Idelux qui en est aussi à sa première participation au Bourget fait la promotion de Galaxia, son parc d’affaires dédié au secteur de l’aérospatial. Située non loin de l’Euro Space Center (Redu), l’infrastructure de l’intercommunale de développement de la province de Luxembourg est déjà saturée à près de 80 %. "Nous venons de signer avec Waltec biometrics (système de surveillance basé sur l’identification du visage et des doigts) un contrat d’extension de leurs installations. Notre parc est quasiment saturé, mais nous avons le projet de construire Galaxia 2 qui aura une superficie d’environ 2 000 m² et sera centré sur l’aérospatial également. D’où notre présence ici pour renforcer notre visibilité", nous a confié Georges Cottin, conseiller général d’Idelux.