Les T.-O. espèrent un rattrapage

A la fin du mois de mai, les réservations enregistrées auprès des membres de l’ABTO, l’Association belge des tour-opérateurs (qui représente 90% des voyages organisés, sachant que ceux-ci comptent pour environ 30% des vacances belges), accusaient un retard de 8,9% par rapport à pareille époque l’an dernier.

A.Ma.

A la fin du mois de mai, les réservations enregistrées auprès des membres de l’ABTO, l’Association belge des tour-opérateurs (qui représente 90% des voyages organisés, sachant que ceux-ci comptent pour environ 30% des vacances belges), accusaient un retard de 8,9% par rapport à pareille époque l’an dernier. A fin mars, le recul était de 8,6%. Le retard est donc toujours bien présent, certes. Mais au niveau des départs effectifs, "la baisse se situe à -1,5% seulement", souligne Veerle De Boeck, secrétaire générale de l’association. Crise oblige, la tendance aux réservations tardives (c’est-à-dire au plus près de la date de départ) est plus que jamais de mise, comme lors de l’hiver dernier, indique l’ABTO, mais le rattrapage s’opère au niveau des départs en cours de saison. Un rattrapage total ou partiel, il est encore trop tôt pour le dire.

Plus précisément, les vacances en avion affichent une baisse de 11% des réservations et de 3,9% des départs; celles en voiture "résistent un peu mieux", comme le note Veerle De Boeck, avec une diminution de 5,5% des réservations et un statu quo des départs. Et dans l’aérien, on constate que le long courrier est plus touché (réservations : -16,7%, départs : -9,5%) que le court et moyen courrier (réservations : -8,5%, départs : -1% seulement).

Ceux qui souffrent également, ce sont les city-trips. "Les Belges vont continuer à voyager pour leurs vacances principales, indique la secrétaire générale, par contre, on s’attend à une diminution au final des vacances secondaires comme les city-trips."A fin mai, les réservations étaient en chute à 16,2% et les départs aussi, à -15,5 %.

Et pourtant, les T.-O. ont "attaqué" à coups d’offres et de prix alléchants ! "Il n’a jamais été aussi bon marché de partir en vacances", déclarait ainsi en juin Neckermann en parlant de propositions last minute à "prix laminés". En novembre, le même affirmait déjà, calcul à l’appui, qu’"une semaine en vacances est meilleur marché qu’une semaine en Belgique". Soit 430 € contre 299 € pour la semaine tout compris en Tunisie Autre exemple : Vacansoleil Camping Holidays, spécialiste des séjours en camping, met immédiatement en ligne les offres disponibles en raison des annulations de clients "avec des réductions intéressantes" à la clé.

De quoi s’offrir un petit séjour en dernière minute