Brussels Airlines : 2,4 millions de passagers en 6 mois

A l’instar des autres compagnies aériennes, Brussels Airlines souffre de la crise qui sévit déjà depuis quelques mois. Selon des chiffres dont "La Libre" a eu connaissance, la compagnie aérienne belge a transporté 2,4 millions de passagers durant le 1er semestre 2009 contre 2,8 millions de passagers pour la même période, en 2008.

Ph. Law.

A l’instar des autres compagnies aériennes, Brussels Airlines souffre de la crise qui sévit déjà depuis quelques mois. Selon des chiffres dont "La Libre" a eu connaissance, la compagnie aérienne belge a transporté 2,4 millions de passagers durant le 1er semestre 2009 contre 2,8 millions de passagers pour la même période, en 2008. Les dirigeants soutiennent que la compagnie, dont la Commission européenne vient de valider la première étape de son rachat par Lufthansa, fait mieux que les autres opérateurs.

Diverses raisons expliquent cette contre-performance de l’opérateur belge. "Contrairement à d’autres compagnies, nous avons optimalisé davantage notre réseau en réduisant notre offre de capacité de 10,5 % de sièges sur l’ensemble du réseau, soit une baisse plus élevée que la moyenne européenne (- 4,5 %). Par ailleurs, notre réseau, principalement composé de destinations européennes court-courrier, souffre nettement plus de la crise en terme de fréquence des passagers que d’autres compagnies possédant un réseau long-courrier plus développé. Ce dernier est moins affecté par la crise économique et n’est pas déserté par les voyageurs business" , nous a confié Michel Meyfroidt, codirecteur général de Brussels Airlines.

D’après lui, Bruxelles, en tant que capitale de l’Europe et ville de congrès et de divers événements, souffre davantage de la crise que les autres grandes agglomérations européennes. Ce qui aurait un impact sur les activités de la compagnie qui affiche un taux de remplissage de ses avions de 58,8 % (en baisse de 2,2 %) contre 72,2 % pour la moyenne européenne. "Le ralentissement économique de certains secteurs économiques (auto, etc.), dont une partie du siège est basée à Bruxelles ou qui sont régulièrement amenés à venir dans la capitale européenne pour du lobbying ou des congrès, affecte nos activités plus que la moyenne. Le secteur hôtelier bruxellois, par exemple, connaît une diminution de 25 à 30 % de son taux d’occupation depuis le début de l’année" , dit-il. A cela, il faut rajouter le fait que la compagnie n’a pas baissé ses tarifs durant le premier trimestre à l’inverse d’autres compagnies et ce, eu égard à la réalité des coûts. Elle a enregistré une baisse du nombre de ses passagers de 21,3 % en janvier, - 25,5 % en février et - 16,6 % en mars. Elle indique que la baisse est revenue à la moyenne européenne dès avril où elle a opté pour une stratégie tarifaire plus agressive (- 10,7 % de baisse de passagers en avril, - 11,9 % en mai et une prévision de - 8,6 % en juillet). La tendance se rapproche de la moyenne européenne (- 9,5 % entre janvier et mai).