Pour le président Barack Obama, les chiffres de l’emploi tombent vraiment à point

Avant même la publication officielle des statistiques de l’emploi du mois de juillet, vendredi après-midi, Barack Obama s’était attaché dès la veille à défendre bec et ongles sa politique de relance et à assurer aux Américains que le pays assistait au "début de la fin" de la crise économique.

AFP

Avant même la publication officielle des statistiques de l’emploi du mois de juillet, vendredi après-midi, Barack Obama s’était attaché dès la veille à défendre bec et ongles sa politique de relance et à assurer aux Américains que le pays assistait au "début de la fin" de la crise économique. Dans un discours prononcé dans la banlieue de Washington, le président démocrate a même semblé avoir retrouvé ses accents de campagne présidentielle de l’automne dernier pour défendre son plan de relance de 787 milliards de dollars destiné à renflouer la première économie mondiale. "Il est très probable que nous soyons en train d’assister au tout début de la fin de la récession", a dit le président américain, selon lequel la pléthore de mesures prises en faveur de l’emploi a réussi à freiner le chômage. Un ralentissement confirmé par les chiffres du chômage de juillet.

C’est surtout à ses adversaires républicains, et à son prédecesseur à la Maison Blanche George W. Bush, que M.Obama a adressé ses piques. "Cela faisait des années que cette crise était en gestation. Elle n’a pas commencé le mois dernier. La crise bancaire n’a pas débuté sous mon mandat. Que la vérité soit dite", a scandé le président américain dans une allusion à peine voilée à la politique économique de George W. Bush. "J’entends bien être tenu pour responsable (des effets du plan de relance) parce que je suis le président", a dit M.Obama. "Mais je ne veux pas que ceux qui nous ont mis dans ce pétrin discutent. Qu’ils s’en aillent et qu’ils nous laissent recoller les morceaux", a-t-il conclu, comme pour tenter de réduire au silence ses adversaires républicains, très critiques sur son plan de relance.

Selon l’administration Obama, le plan de relance aurait ajouté deux à trois points de croissance à l’économie américaine au deuxième trimestre. "Au cours des derniers mois, certains ont tenté de peindre la relance budgétaire comme un outil exotique, au pedigree douteux. En fait, c’est un remède éprouvé et fiable", a commenté la présidente des conseillers économiques de la Maison-Blanche, Christina Romer.

Barack Obama lui-même a retroussé ses manches pour aller porter la bonne parole dans l’Amérique profonde. Mercredi dernier, déjà, il était en visite dans l’Indiana (nord), un Etat sinistré où le taux de chômage avoisine les 18%. Il en avait profité pour fustiger la "désinformation" orchestrée par certains, selon lui, pour critiquer son plan de relance qui, a-t-il affirmé, commence à marcher. "Il y a plein de gens qui cherchent à défendre le statu quo", a ajouté M.Obama en se référant à ses réformes de l’énergie, du système de santé et de l’économie. "Nous n’abandonnons pas. Nous ne laissons pas le hasard guider notre destin. (...) Notre pays n’a pas été construit avec des plaintes et des gémissements", avait encore insisté le président démocrate.