Colmant : un curieux choix ?

Les commentaires allaient bon train jeudi au lendemain de l’annonce de l’arrivée de Bruno Colmant (48 ans), actuel CEO d’Euronext Belgium, chez Fortis Holding où il occupera le poste de "deputy chief executive officer".Notre dossier sur l'affaire Fortis

AvC
Colmant : un curieux choix ?
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Les commentaires allaient bon train jeudi au lendemain de l’annonce de l’arrivée de Bruno Colmant (48 ans), actuel CEO d’Euronext Belgium, chez Fortis Holding où il occupera le poste de "deputy chief executive officer". Ils étaient nombreux à se demander s’il n’y a pas "du Reynders" derrière cette nomination. Bruno Colmant ayant été au cabinet du ministre des Finances pendant quelques mois. Une supputation à laquelle l’intéressé apporte un démenti formel. "Il n’y a rien de politique. Reynders a été prévenu en tant que ministre de la régulation financière. C’est tout", affirme Bruno Colmant.

Et d’ajouter que son engagement par Fortis Holding s’est fait via un chasseur de têtes au terme d’un processus de sélection très rigoureux. Sentant des "bonnes ondes pour son nouveau job", Bruno Colmant estime avoir les compétences techniques (il a notamment été membre du comité de direction d’ING Belgique où il a eu des responsabilités en matière d’audit). De plus, il est un des rares financiers "à ne pas avoir été abîmé" par la crise financière.

Enfin, il ne cache qu’il n’y avait plus vraiment d’avenir pour lui chez Euronext Bruxelles suite à la fusion d’Euronext (qui regroupe plusieurs places boursières européennes, dont Bruxelles) et le New York Stock Exchange (NYSE). "Je suis arrivé chez Euronext Belgique avec un mandat d’intégration. Toutes les fonctions sont intégrées au niveau international", explique-t-il. Aujourd’hui, ajoute-t-il, Euronext s’est un peu "étiolé" dans un ensemble où le centre de décision est à New York et le centre opérationnel à Londres. Quant à Bruxelles, elle est devenue une "Bourse régionale".

Et puis, Bruno Colmant dit être un "homme de projets", ravi de travailler pour "une très belle boîte", qui est une des plus importantes capitalisations boursières belges. Elle dépasse KBC. "Je fais dans ma vie des choix qui ne sont pas paisibles. J’essaie d’être utile. J’ai écrit 25 livres et 700 articles", dit-il en réponse à ceux qui s’interrogent son parcours sinueux