Opel Anvers - Thyssen : "Un jour noir pour Anvers et la Flandre"

La présidente du CD&V a qualifié ce jeudi de jour noir pour Anvers et la Flandre. Elle a également insisté sur les efforts qu'ont fournis les gouvernements fédéral et flamand pour assurer l'avenir d'Opel en Belgique.

Opel Anvers - Thyssen : "Un jour noir pour Anvers et la Flandre"
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La présidente du CD&V a qualifié ce jeudi de jour noir pour Anvers et la Flandre. Elle a également insisté sur les efforts qu'ont fournis les gouvernements fédéral et flamand pour assurer l'avenir d'Opel en Belgique.

Selon elle, il faut maintenant penser à l'avenir, aider au mieux et le plus vite possible les travailleurs à trouver un autre emploi. Elle a plaidé en faveur d'un "accord social fort".

La présidente du sp.a, Caroline Gennez, a parlé elle aussi de jour noir. Selon elle, le gouvernement flamand doit maintenant tout mettre en oeuvre pour trouver un repreneur. Elle a remercié les syndicats pour leur sens des responsabilités.

"Ils mettront tout en oeuvre pour trouver un repreneur à Opel et éviter une fermeture définitive. Le sp.a soutiendra tous ces efforts depuis le gouvernement flamand et appelle la direction de GM à en faire autant".

"Si cette recherche est infructueuse, nous nous engageons en faveur d'un plan social solide pour adoucir tant que faire se peut les conséquences de la fermeture", a-t-elle déclaré.

L'Open Vld, dans l'opposition en Région flamande, demande aux gouvernements flamand et fédéral de prendre leurs responsabilités.

Ils devront collaborer activement pour assurer un accompagnement social fort aux travailleurs d'Opel Anvers.

Aux yeux des libéraux flamands, cet événement doit également inciter les décideurs de ce pays dans les jours et les semaines qui viennent à se demander quelles sont les mesures à prendre pour renforcer la position concurrentielle de la Belgique.

Patrick Janssens : "Un drame pour les travailleurs et leurs familles"

Le bourgmestre d'Anvers, Patrick Janssens (sp.a), a estimé que la fermeture du site anversois d'Opel représente un drame pour tous les travailleurs et leurs familles.

Bien que cette mauvaise nouvelle ne soit pas une surprise, Patrick Janssens considère que la fermeture définitive, pour laquelle la direction ne laisse aucune perspective, est dramatique.

La fermeture complète est, selon Patrick Janssens, très dure et ne laisse aucune place à une autre productivité. "Selon la loi Renault, il importe en premier lieu aux syndicats et à l'employeur d'établir un plan social acceptable.

Espérons qu'ils mènent à bien cette mission. Pour cette raison, je veux insister sur le fait que l'an dernier, les syndicats d'Opel se sont montrés dignes et constructifs en entendant toutes les mauvaises nouvelles."

Une concertation se déroulera vendredi à Anvers pour déterminer ce que les autorités peuvent faire en première instance.

Le ministre-Président flamand Kris Peeters (CD&V), le gouverneur d'Anvers Cathy Berx et l'échevin anversois de l'Economie Robert Voorhamme (sp.a) se joindront au bourgmestre de la ville.

Patrick Janssens a enfin estimé que la fermeture définitive marque tristement la fin d'une période entamée en 1924. "Ce sera étrange de constater que plus aucune voiture ne sera produite à Anvers."

Gouverneur Cathy Berx : "La fermeture est un tsunami pour Anvers"

La fermeture de l'usine d'Opel Anvers intervient malgré une longue période d'incertitude sur son sort, a déclaré le gouverneur d'Anvers Cathy Berx qui évoque un "tsunami pour Anvers".

"C'est un drame pour les 2.600 travailleurs du site mais aussi pour les sous-traitants et leurs collaborateurs".

"Après l'incertitude sur le devenir de l'usine, les travailleurs sont plongés dans l'incertitude de leur avenir. Il faut prioritairement un plan social correct et acceptable pour le personnel d'Opel Anvers", a estimé Mme Berx.

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