Opel: "Nous sommes considérés comme des vieux objets"

Le personnel d'Opel Anvers s'est montré déçu à l'annonce de l'intention de fermer l'usine."Nous sommes considérés comme des vieux objets", explique Joeri, qui travaille pour Opel depuis 22 ans.

Opel: "Nous sommes considérés comme des vieux objets"
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Le personnel d'Opel Anvers s'est montré déçu à l'annonce de l'intention de fermer l'usine. "Nous sommes considérés comme des vieux objets", explique Joeri, qui travaille pour Opel depuis 22 ans.

La direction aurait donné un mince espoir aux travailleurs qu'une solution possible consisterait en la production d'autres marques, mais selon le travailleur, "cet espoir est sans fondement".

"Le coup de grâce pour les 2.600 travailleurs" (CSC)

L'annonce par la direction d'Opel de fermer l'usine d'assemblage d'Anvers représente "le coup de grâce" pour les 2.600 travailleurs d'Opel Anvers et pour les sous-traitants ainsi qu'une gifle pour tous les travailleurs de l'industrie, en Belgique et ailleurs, a réagi le syndicat CSC METEA. Le syndicat chrétien n'a pas de mots assez durs après l'annonce de la fermeture d'Opel Anvers.

"L'industrie, et l'industrie automobile en particulier, aurait bien pu se passer de l'arrogance des dirigeants de GM. Priver des milliers de travailleurs de leur droit à un revenu, après des années de fidèles services, d'engagement, de travail opiniâtre et de qualité, est scandaleux et purement criminel", affirme le syndicat chrétien dans un communiqué. La décision de fermeture est "uniquement dictée par des considérations politiques. Elle ne repose sur aucun fondement économique", ajoute la CSC METEA. "Les accords signés par GM au sujet de l'attribution de la production de deux petits modèles 'tout-terrains' sur le site d'Anvers, (...), ont été considérés par cette même direction comme 'quelques lignes sans importance publiées dans la presse'", poursuit le syndicat.

La CSC METEA en appelle également à la solidarité européenne. "Le 23 septembre 2009 à Anvers, tous les syndicats locaux et européens ont annoncé qu'ils n'accepteraient pas de fermetures d'usines, ni de licenciements forcés, et qu'ils voulaient une répartition équitable de la production entre les sites. Le moment est venu de prouver que l'Europe solidaire des travailleurs n'est pas un vain mot", conclut le syndicat.

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