L'effet boule de neige de Twitter lors des élections en France

Le week-end passé, lors du premier tour des élections régionales en France, Twitter a à nouveau été la star des médias, en diffusant en primeur l’essentiel des informations de la soirée électorale. Cependant, des informations qui pour la plupart du temps révélées fausses et en tout cas un peu précipitées.

L'effet boule de neige de Twitter lors des élections en France
©Capture d'écran
La rédaction en ligne

Twitter, tout le monde connait, ou presque. Twitter c’est un site qui permet de publier des petits messages, des petites infos, à n’importe qui, à toute personne abonnée à votre flux d’information.

Le week-end passé, lors du premier tour des élections régionales en France, Twitter a à nouveau été la star des médias, en diffusant en primeur l’essentiel des informations de la soirée électorale. Mais ces informations se sont, pour la plupart du temps, révélées fausses et en tout cas un peu précipitées. Les informations du journal Le Soir diffusées via Twitter avant 20h, étaient inexactes. Ces chiffres, non vérifiés, ont été relayés jusqu’en France via le même Twitter. Problème.

Effectivement, dimanche, déjà bien avant 18h, des internautes français ont publié les premières tendances de sortie des urnes, et ce, après avoir été à la pêche aux infos sur des sites d’informations hors hexagone, comme par exemple celui du journal Le Soir, chez nous, ou celui du journal Le Temps, en Suisse.

Pourtant, il faut rappeler qu’en France, une loi interdit de divulguer ce genre de résultats électoraux avant 20h, sous peine d’une amende qui peut quand même aller jusqu’à 75 000 euros. Mais rien n’interdit de nos jours, un site d’information en ligne, à l’étranger, de couvrir un événement de cette nature, et de donner des résultats, des tendances, de publier des sondages, et cetera, à l’avance.

Le cas de la récente soirée électorale en France est l’occasion de rappeler qu’il est utile de rester prudent avec Twitter et avec les sites de réseaux sociaux en général. Ce n’est pas parce que des milliers de personnes ont retweeté les mêmes chiffres qu’il s’agit d’une vérité incontestable. Même si on comprend que l’on accorde plus de crédit au message d’un homme politique, d’un média de référence, ou encore d’un journaliste, plutôt qu’à celui de quelqu’un dont le nom ne nous dit absolument rien, Twitter peut déraper.

Les fuites sur Internet : pas nouveau

Cela fait même depuis 2007 maintenant que le débat est lancé. En fait depuis qu’Internet intéresse vraiment les médias traditionnels.

Dans les années ‘90, les journalistes étaient mis au courant des premières tendances, via des fuites venant de l’élite. Celles-ci étaient relayées principalement par sms ou par e-mail. L’année passée, lors des européennes, Twitter a déjà joué un rôle important, tout comme les blogs, en diffusant quelques tendances.

Mais en 2010, le phénomène Twitter a littéralement explosé, et s’est imposé comme le vecteur d’informations incontournable. Il est devenu le centre de conversation privilégié de nombreuses personnes: les militants, les politiques eux-mêmes et bien entendu les médias.

Ceci s'explique parce que Twitter peut se montrer très efficace pour partager rapidement une information à un large public. Les premières informations concernant le séisme en Haïti le 12 janvier dernier ont, par exemple, été relayées tout d’abord par Twitter. Cela a permis d’alerter les médias et de mettre la machine d’aide internationale rapidement en marche.

Finalement, même si on connaît les nombreux avantages de ce site de microblogging, cette nouvelle manière de communiquer incite, on le voit dans ce cas-ci, des tas de personnes à diffuser parfois n’importe quoi. Mais à quoi sert-il de diffuser le premier une information, si elle est fausse ou non vérifiée ?