Intégrer l’informatique et les gens

Lors d’une récente table ronde organisée par le groupe international de consutlance Altran, des spécialistes de la gestion informatique dans les entreprises (ITR governenance) ont mis en évidence un problème d’efficacité dans la mise en place de processus de production liés à l’intégration d’outils informatiques nouveaux. Dans 4 cas sur 5, des projets "IT" professionnels ne parviennent pas à délivrer la valeur ajoutée espérée, ont-ils noté. Pourtant, nous explique Frederik Rademakers, senior manager chez Altran, "une étude récente (IT Governance Institute) montre que les dirigeants d’entreprises estiment à 90 % qu’une bonne gouvernance des projets informatiques leur donne un avantage stratégique". Mais, note-t-il dans la foulée, "quand on leur pose la question de savoir s’ils considèrent que leur entreprise fait preuve d’une efficacité optimale en la matière, ils ne sont que 4 % à en être sûrs !" Pourtant, reprend Frederik Rademakers, "on sait que les analystes financiers dopent leurs estimations sur les entreprises cotées disposant d’une gouvernance informatique de qualité avérée".

Patrick Van Campenhout

Lors d’une récente table ronde organisée par le groupe international de consutlance Altran, des spécialistes de la gestion informatique dans les entreprises (ITR governenance) ont mis en évidence un problème d’efficacité dans la mise en place de processus de production liés à l’intégration d’outils informatiques nouveaux. Dans 4 cas sur 5, des projets "IT" professionnels ne parviennent pas à délivrer la valeur ajoutée espérée, ont-ils noté. Pourtant, nous explique Frederik Rademakers, senior manager chez Altran, "une étude récente (IT Governance Institute) montre que les dirigeants d’entreprises estiment à 90 % qu’une bonne gouvernance des projets informatiques leur donne un avantage stratégique". Mais, note-t-il dans la foulée, "quand on leur pose la question de savoir s’ils considèrent que leur entreprise fait preuve d’une efficacité optimale en la matière, ils ne sont que 4 % à en être sûrs !" Pourtant, reprend Frederik Rademakers, "on sait que les analystes financiers dopent leurs estimations sur les entreprises cotées disposant d’une gouvernance informatique de qualité avérée".

Pour les spécialistes invités à la table ronde d’Altran, c’est au niveau de la direction que ce la coince "Les responsables IT ne sont souvent invités dans les salles du conseil que lorsque l’informatique pose problème", poursuit Frederik Rademakers. Un problème d’implication ? C’est là que les processus complexes gérés par l’informatique coincent. On l’a vu notamment dans le secteur financier où la gestion du risque s’est perdue dans des modèles illisibles par la direction des grands groupes internationaux. "Dans certaines entreprises, lorsque le patron désire une application dédiée à un nouveau projet, il n’hésite pas à prendre directement contact avec le développeur En pratique, c’est ingérable, évidemment." D’autant que la pression régulatoire a augmenté sur les grandes entreprises ces dernières années en matière de "reporting" (rapports d’activités) ou de "compliance" (adéquation aux normes imposées). Pour Frederik Rademakers, qui suit des projets en entreprise, le problème essentiel est lié au manque d’implication des différentes parties prenantes aux projets. "Dans les entreprises, je retrouve les travers humains: chaque département critique le travail des autres", explique-t-il.

Comment gommer ces replis identitaires ? Il faut davantage lier les départements vers un objectif commun en les enthousiasmant, en faisant naître la proactivité. Les outils existent, que les spécialistes d’Altran mettent en œuvre dans leurs contrats d’accompagnement, mais les entreprises ont avant tout besoin d’un patron compétent et charismatique. Dans la dernière campagne de pub d’Altran (altran-a.be), le groupe de consultance montre l’exemple au travers d’un parti politique virtuel qui prône le travail en commun Intéressant.