Soros: "les Européens devraient aussi aider leurs banques"

Les Européens devraient allouer des fonds à la recapitalisation de leurs banques, et pas seulement accorder des crédits aux pays de la zone euro en crise, juge l'investisseur américain George Soros dans une tribune publiée mercredi dans la presse allemande.

Soros: "les Européens devraient aussi aider leurs banques"
©AP
AFP

Les Européens devraient allouer des fonds à la recapitalisation de leurs banques, et pas seulement accorder des crédits aux pays de la zone euro en crise, juge l'investisseur américain George Soros dans une tribune publiée mercredi dans la presse allemande. Selon le milliardaire d'origine hongroise, figure respectée du monde de la finance, les efforts des hommes politiques européens pour résoudre la crise de la dette qui secoue la zone euro sont entachés d'erreurs.

"Les fonds d'aide mis à disposition ne devraient pas être utilisés seulement pour accorder des crédits aux Etats, mais aussi pour recapitaliser le système bancaire", juge-t-il dans les colonnes du quotidien Handelsblatt, "ce serait une utilisation efficace des moyens financiers". "Il serait préférable d'injecter du capital dans les banques le plus vite possible, et il serait préférable de le faire au niveau européen, plutôt que de laisser chaque pays agir seul", ajoute M. Soros.

Il se prononce également pour "baisser les taux des crédits d'aide au niveau auquel l'Union européenne elle-même peut emprunter sur le marché". Les taux pratiqués à l'heure actuelle par leurs partenaires européens à l'égard de la Grèce et de l'Irlande "rendent (...) impossible aux petits pays d'augmenter leur compétitivité par rapport aux plus forts", un état de fait propre à susciter "des ressentiments entre les créanciers et les débiteurs". A terme, il existe "un vrai danger que l'euro n'attaque l'union politique et sociale de l'Union européenne", selon M. Soros.


L'euro dépasse brièvement 1,35 dollar L'euro a brièvement dépassé 1,35 dollar mercredi vers 07H30 GMT, pour la première fois depuis le 23 novembre, le billet vert chutant face à l'ensemble des devises. La monnaie unique européenne a atteint 1,3503 dollar, avant de retomber quelque peu, cotant 1,3485 dollar vers 07H50 GMT. Elle ne valait encore que 1,3389 dollar mardi à 22H00 GMT. L'euro a bénéficié d'un certain retour de balancier, les investisseurs rachetant la monnaie unique après des émissions d'obligations relativement réussies par des pays européens en difficulté budgétaire en début de semaine, notamment l'Espagne et la Grèce. Mais c'est surtout le dollar qui a fortement baissé, face à la plupart des autres monnaies, avant des discussions entre les présidents américain et chinois à Washington où Barack Obama devait demander à son homologue Hu Jintao de laisser s'apprécier davantage la devise chinoise.