Édito: Technologies vertes, un appel vivifiant

Un phénomène plus important qu’Internet !" Dites donc. Quand la fédération Agoria évalue l’impact de l’investissement dans les technologies vertes, elle ne se retient pas.

Édito: Technologies vertes, un appel vivifiant
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Pierre Loppe

Un phénomène plus important qu’Internet !" Dites donc. Quand la fédération Agoria évalue l’impact de l’investissement dans les technologies vertes, elle ne se retient pas. La comparaison est audacieuse, c’est clair, mais il faut dire que les patrons ont des arguments. La preuve ? A la veille de la crise, en 2008, le capital-risque dans les "greentechs" avait bondi, à l’échelle mondiale, de 38 % à 8,4 milliards de dollars. Et au plus fort de la bulle Internet, les TIC (technologies de l’information et de la communication) avaient bénéficié d’une injection... de 80 milliards de dollars. Le soufflé est retombé, mais il ne demande, assure-t-on, qu’à être regonflé...

Comment booster les technologies vertes sans peser sur les finances publiques ? Consciente que les greentechs sont "une source de développement et de bien-être" et que la filière verte peut générer des milliers d’emplois, Agoria formule sept propositions susceptibles de déclencher une "tendance de fond" en Wallonie, dans la foulée du plan Marshall 2.vert. Parmi elles, une fédération des centres de recherche autour d’un pôle virtuel d’information, la stimulation des exportations de technologies environnementales à destination des pays en voie de développement, le déploiement d’un réseau de centres de télétravail, etc.

Il est heureux que les patrons, souvent prompts à revendiquer sinon à se lamenter (coûts, compétivité, etc.) prônent un tel plan d’action qui les engage, une véritable planche de salut.

A l’heure où l’Europe, en dépit de ses promesses en matière d’innovation, reste à la traîne, et que les Etats-Unis et le Japon confirment leur leadership, l’appel lancé par Agoria est vivifiant.

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