Google a cafouillé, "La Libre" est à nouveau référencée

Sans préavis, Google avait décidé vendredi dernier d’arrêter de référencer les sites de la presse quotidienne belge francophone, rayant de la carte d’un coup les principaux fournisseurs d’information. Ce lundi, Google a rétabli ce référencement, mais les interprétations sur ces événements des derniers jours varient fondamentalement entre les camps.

G.M.

Sans préavis, Google avait décidé vendredi dernier d’arrêter de référencer les sites de la presse quotidienne belge francophone, rayant de la carte d’un coup les principaux fournisseurs d’information. Ce lundi, Google a rétabli ce référencement, mais les interprétations sur ces événements des derniers jours varient fondamentalement entre les camps.

Le porte-parole de Google, Bill Echikson s’est déclaré "heureux que Copiepresse nous ait donné les assurances que nous pouvons réinclure ses sites dans notre moteur de recherche Google, sans (risquer) les astreintes" .

Pour se justifier, Google a expliqué avoir été forcé d’agir de la sorte à la suite de sa condamnation en mai par la cour d’appel de Bruxelles. Selon la société américaine, cet arrêt lui avait imposé, sous peine d’une astreinte de 25 000 euros par infraction, de ne plus référencer les sites des journaux membres de la société Copiepresse (qui gère en Belgique les droits des éditeurs francophones et germanophones).

Pour les éditeurs de presse, l’initiative de Google avait été qualifiée, dès vendredi de "brutale et totalement inutile" .

Pour François le Hodey, CEO du groupe IPM ("La Libre Belgique", "La Dernière Heure"), "la décision de sortir les sites de presse du référencement annoncée sans préavis vendredi dernier, a manifestement été prise dans un contexte de désorganisation chez Google, car il n’y avait aucune justification juridique valable à cette mesure unilatérale. En effet, depuis 2007, les éditeurs de presse ont autorisé Google à indexer leurs contenus dans son moteur de recherche, il n’y avait dès lors aucune raison de demander une nouvelle autorisation. La récente décision de la cour d’appel de Bruxelles ne changeait rien à cet accord déjà donné . Les éditeurs de presse francophone ont toutefois confirmé leur volonté de ne pas être repris dans le moteur "Google Actualités". Les journaux espèrent qu’à l’avenir Google veillera à traiter plus respectueusement tant la presse que les utilisateurs de son moteur de recherche".