Les Européens doutent de la capacité de réaction de l'UE

L'Union européenne et ses institutions sont de moins en moins considérées comme capables de contrer les effets de la crise de la dette, révèle une enquête publiée jeudi par la Commission européenne.

Les Européens doutent de la capacité de réaction de l'UE
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AFP

L'Union européenne et ses institutions sont de moins en moins considérées comme capables de contrer les effets de la crise de la dette, révèle une enquête publiée jeudi par la Commission européenne.

22% des personnes interrogées ont jugé l'Union européenne à même de contrer les effets de la crise. Ils étaient 26% il y a un an, indique l'enquête réalisée entre les 6 et 11 mai auprès de 31.769 personnes parmi les 27 membres de l'UE. Une personne sur cinq (20%) porte sa confiance sur les gouvernements, soit une progression de 1% sur un an et de 6% sur 2 ans, ce qui se traduit par un regain de nationalisme dans une grande majorité de pays.

L'exécutif européen voit dans cette enquête "une reprise de confiance des Européens" quant aux perspectives d'évolution de l'économie, car "43% pensent que les répercussions de la crise sur le marché du travail ont déjà atteint leur paroxysme", soit "15 points de plus que l'enquête précédente réalisée à l'automne 2010".

Mais il ne met pas en avant le fait que 47% des personnes interrogées estiment toujours que "le pire reste à venir".

Ce sentiment est particulièrement perceptible dans les pays frappé de plein fouet par la crise comme le Portugal (80%), la Grèce (76%), l'Irlande (60%) et l'Espagne (53%). Mais il est également perçu comme tel en France (55%), au Royaume-Uni (61%) et en Finlande (52%).

Les Européens sont néanmoins toujours convaincus à 79% que l'Union fait la force et 78% jugent nécessaire "une plus grande coordination de la politique économique de tous les Etats".

Ils réclament à 77% une "surveillance plus étroite des activités des grands groupes financiers" et souhaitent à 79% une Europe plus tournée vers le social avec une "politique d'aide en faveur des personnes démunies et/ou en situation d'exclusion sociale".

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