GDF Suez menace de ne plus investir en Belgique

GDF Suez a menacé mardi de revoir ses politiques d'investissements, d'emploi, de formation et de mécénat en Belgique, et notamment sa volonté de prolonger la durée de vie de certaines de ses centrales nucléaires, en réaction à des informations selon lesquelles sa filiale belge Electrabel pourrait être mise à contribution pour boucler le budget 2012.

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GDF Suez menace de ne plus investir en Belgique
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GDF Suez a menacé mardi de revoir ses politiques d'investissements, d'emploi, de formation et de mécénat en Belgique, et notamment sa volonté de prolonger la durée de vie de certaines de ses centrales nucléaires, en réaction à des informations de presse selon lesquelles sa filiale belge Electrabel pourrait être mise à contribution dans le cadre des économies à réaliser pour boucler le budget 2012. Selon le journal L'Echo, Electrabel pourrait perdre la totalité de sa rente nucléaire d'un milliard d'euros, via une taxe directe -qui pourrait s'élever à 500 millions d'euros- et la mise en place d'un mécanisme d'acheteur unique. Il s'agirait de nationaliser la production d'électricité d'origine nucléaire. L'Etat belge s'occuperait ensuite de la revendre aux différents fournisseurs.

Un scénario qui a fait bondir mardi la maison-mère d'Electrabel, le groupe GDF Suez, qui trouve "inacceptable l'acharnement sans égal" envers le secteur nucléaire belge. "Si ces informations devaient se confirmer, le groupe les contestera par toutes voies de droit, en ce compris les traités internationaux signés par la Belgique protégeant les investissements qui y ont été faits", avertit GDF Suez dans un communiqué.

GDF Suez juge en outre qu'un alourdissement de la taxation du secteur énergétique constituerait "un signal particulièrement négatif" pour les investisseurs et aurait un "impact négatif" sur la compétitivité de l'économie belge. "Si l'on compare les montants cités par la presse ce matin avec ceux qui sont décidés et contestés en Allemagne, on constate également que la taxe belge serait en comparaison trois fois plus élevée que la taxe allemande", conclut le groupe.