Crise de la dette: la Commission réclame un accord "crédible"

La Commission européenne a estimé mercredi qu'un accord "crédible" devait être trouvé dans la soirée par les dirigeants européens en réponse à la crise de la dette, alors que les discussions en vue du sommet semblent progresser très difficilement.

Crise de la dette: la Commission réclame un accord "crédible"
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AFP

La Commission européenne a estimé mercredi qu'un accord "crédible" devait être trouvé dans la soirée par les dirigeants européens en réponse à la crise de la dette, alors que les discussions en vue du sommet semblent progresser très difficilement.

"Nous avons besoin d'un accord ce soir", a estimé Olivier Bailly, porte-parole de la Commission européenne. "Nous avons besoin d'une réponse politique crédible aux questions-clé qui sont sur la table", a-t-il ajouté devant la presse.

Il n'a toutefois pas exclu que cet accord politique nécessite encore des négociations techniques ensuite avant de pouvoir être mis en oeuvre: "si certains éléments doivent encore être détaillés davantage, cela sera discuté ce soir", a-t-il précisé.

Deux réunions sont en fait programmées. Les chefs d'Etat et de gouvernement des 27 pays de l'Union européenne se réunissent d'abord à partir de 18H00 (16H00 GMT) à Bruxelles pour parler de la recapitalisation des banques. Objectif: leur permettre d'amortir le choc.

Le plat de résistance suivra lorsque les dirigeants des dix-sept pays de la seule zone euro se retrouveront en conclave jusque sans doute très tard dans la soirée ou dans la nuit.

Ces réunions sont la dernière étape d'un marathon de rencontres qui se tiennent depuis près d'une semaine pour empêcher la propagation d'une crise de l'endettement partie de Grèce fin 2009. La planète entière s'inquiète d'un embrasement financier mondial.

L'enjeu de ce double-sommet est la stabilisation de la Grèce et la constitution d'un pare-feu pour éviter une contagion à l'Italie, et au-delà au reste de la zone euro.

Parmi les points-clé sur lesquels les dirigeants peinent à s'entendre figurent d'une part les négociations avec les banques créancières de la Grèce sur l'ampleur des pertes qu'elles devront encaisser.

Un autre point difficile est l'augmentation de la force de frappe du Fonds de soutien de la zone euro (FESF) et l'éventuelle participation indirecte de pays tiers, comme la Chine et les autres pays émergents, à ce fonds.

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