La Grèce laisserait une addition en milliards

La douloureuse. Si la Grèce abandonnait la monnaie européenne, ça coûterait combien, et à qui ? Pour les analystes de Barclays Capital, les coûts "excèdent largement les bénéfices" à tirer d’une zone euro sans Grèce (dans la mesure où celle-ci est envisageable). À l’issue de deux plans d’aide et au terme de deux ans de soutien actif par la Banque centrale européenne (BCE), les autres pays de la zone euro sont les plus gros bailleurs de fonds d’Athènes. La banque allemande DekaBank arrive ainsi à un coût total de quelque 350 milliards d’euros, dont 86 milliards d’euros pour la seule Allemagne. L’ex-ministre français de l’Economie François Baroin a évoqué un chiffre de 50 milliards d’euros pour son pays. À ceci s’ajoute le défaut sur les créances détenues par les acteurs privés, notamment la dette grecque encore en portefeuille chez les banques européennes. Après l’échange de dette consenti par les créanciers privés, ce montant est estimé à quelque 100 milliards. Au total, les pronostics varient selon que l’on parie sur un défaut total ou seulement partiel de la Grèce. Barclays Capital table ainsi sur un défaut "seulement partiel" et un coût de 150 à 230 milliards d’euros pour le contribuable européen. (AFP)

La douloureuse. Si la Grèce abandonnait la monnaie européenne, ça coûterait combien, et à qui ? Pour les analystes de Barclays Capital, les coûts "excèdent largement les bénéfices" à tirer d’une zone euro sans Grèce (dans la mesure où celle-ci est envisageable). À l’issue de deux plans d’aide et au terme de deux ans de soutien actif par la Banque centrale européenne (BCE), les autres pays de la zone euro sont les plus gros bailleurs de fonds d’Athènes. La banque allemande DekaBank arrive ainsi à un coût total de quelque 350 milliards d’euros, dont 86 milliards d’euros pour la seule Allemagne. L’ex-ministre français de l’Economie François Baroin a évoqué un chiffre de 50 milliards d’euros pour son pays. À ceci s’ajoute le défaut sur les créances détenues par les acteurs privés, notamment la dette grecque encore en portefeuille chez les banques européennes. Après l’échange de dette consenti par les créanciers privés, ce montant est estimé à quelque 100 milliards. Au total, les pronostics varient selon que l’on parie sur un défaut total ou seulement partiel de la Grèce. Barclays Capital table ainsi sur un défaut "seulement partiel" et un coût de 150 à 230 milliards d’euros pour le contribuable européen. (AFP)