ArcelorMittal: 80 millions d'€ nécessaires pour la viabilité du froid

Les syndicats entendent défendre la phase à froid et faire en sorte que le groupe lui consacre des investissements nécessaires pour en faire un pôle incontournable.

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ArcelorMittal: 80 millions d'€ nécessaires pour la viabilité du froid
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Les syndicats d'ArcelorMittal estiment que la viabilité du froid exige des budgets supplémentaires de plus de 80 millions d'euros, rapporte mardi L'Echo sur base de documents qu'il a pu consulter. Les syndicats ont ainsi dressé une liste des outils à renforcer. Ils la mettront sur la table lors de la tripartite avec la Région et le groupe. Les syndicats entendent défendre la phase à froid et faire en sorte que le groupe lui consacre des investissements nécessaires pour en faire un pôle incontournable, explique le journal.

Plusieurs postes de dépenses doivent encore être chiffrés, mais le montant provisoire s'élève déjà à au moins 80 millions d'euros.

Il est notamment question d'adaptation de lignes de recuit continu à Kessales pour un montant de 9,45 millions d'euros. Les syndicats demandent également au groupe de consacrer 20 à 30 millions d'euros pour améliorer la productivité du Train à larges bandes (TLB) à Herstal.

Les négociations concernant le volet social n'avancent pas

Syndicats et direction d'ArcelorMittal se sont quittés mardi après-midi sans que les négociations sur le volet social aient avancé, a annoncé David Camerini, délégué de la CSC. Mardi à 11 h, les syndicats et la direction se sont retrouvés afin de plancher sur le volet social de la restructuration. Les syndicats veulent toujours obtenir une prépension pour les travailleurs à partir de 52 ans. La direction souhaite quant à elle que l'âge de la préretraite soit fixé à 55 ans.

Face à ce surplace, les différents négociateurs ont décidé de se revoir demain/mercredi dès 13 h. "L'âge est important. En fonction de l'âge minimum, il y a plus ou moins de casse sociale. Après cela, on discutera de la modalité des montants", a expliqué David Camerini. Une autre rencontre, cette fois tripartite, est prévue vendredi à Namur. Elle réunira des représentants de la région wallonne, des syndicats et de la direction afin de discuter du volet industriel.

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