Réunion "cruciale" pour l'avenir de la Grèce

Le Premier Antonis Samaras a ouvert ce mardi une réunion "cruciale" avec les dirigeants des deux autres partis de la coalition gouvernementale en vue de finaliser un accord à trois sur le paquet d'austérité péniblement négocié, qui ira ensuite au Parlement.

AFP
Réunion "cruciale" pour l'avenir de la Grèce

Le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a ouvert mardi après-midi une réunion "cruciale" avec les dirigeants des deux autres partis de la coalition gouvernementale en vue de finaliser un accord à trois sur le paquet d'austérité péniblement négocié, qui doit ensuite être introduit au Parlement. "Nous sommes à un point crucial (...) nous avons une réunion très importante aujourd'hui", a dit à l'AFP le porte-parole du gouvernement, Simos Kedikoglou.

Le texte devrait comporter toutes les mesures négociées depuis fin juillet avec la troïka des bailleurs de fonds de la Grèce (UE-BCE-FMI), comprenant aussi bien de nouvelles baisses de salaires ou de retraites que le lancement ou la poursuite de réformes structurelles visant à relancer l'économie asphyxiée du pays.

Ce paquet, qui porte sur une économie globale de 13,5 milliards d'euros, est jugé nécessaire par les bailleurs de fonds pour que la Grèce reçoive la prochaine tranche (31,2 mds d'euros) d'un deuxième prêt international consenti en hiver au pays pour lui éviter le défaut de paiement. Sans ce versement, la Grèce se retrouverait financièrement à sec dès la mi-novembre, devant rembourser le 16 novembre une dette à court terme de 6,6 milliards d'euros, comme l'a rappelé M. Samaras la semaine dernière.

Antonis Samaras, président de la Nouvelle Démocratie (droite), a rencontré son allié socialiste Evangélos Vénizélos et le dirigeant du petit parti de gauche modérée Dimar Fotis Kouvelis, qui ont tous deux émis des réserves sur certains des sacrifices demandés par la troïka, notamment en matière de dérégulation de marché du travail. "Nous avons apparemment un compromis acceptable en vue", a néanmoins déclaré M. Kedikoglou à l'AFP. "Mais nous attendons un accord final, nous n'avons pas encore un feu vert" général du gouvernement de la coalition, a-t-il prévenu juste avant la réunion.

Le gouvernement grec aurait apparemment accepté de réduire les retraites les plus élevées et d'augmenter l'âge de départ à la retraite pour la deuxième fois en deux ans, mais rechignerait à réduire davantage les effectifs de la fonction publique et les indemnités de licenciement, comme le recommandent le FMI, l'UE et la BCE. En cas d'accord, le texte global sera ensuite introduit au Parlement et doit être voté le plus rapidement possible. "Le problème, c'est que nous sommes pressés par le temps", a ajouté le porte-parole du gouvernement.

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