Ryanair ne quittera pas Charleroi

Les relations sont toujours aussi tendues entre la compagnie irlandaise Ryanair et la belge Brussels Airlines. Dernier épisode en date : la note du secrétaire d’Etat Wathelet (CDH) - rendue publique par le quotidien "De Morgen" - a fait "tilter" du côté de Charleroi. Pour rappel, M. Wathelet a pour ambition d’aider le secteur aérien belge grâce à un montant de 30 millions d’euros, dont le principal bénéficiaire serait Brussels Airlines (20 millions d’euros). Le "kern" se penchera d’ailleurs ce mercredi sur le sujet et, d’après plusieurs échos, la réunion pourrait être longue : cette aide ne ferait pas l’unanimité au sein du gouvernement Di Rupo.

R.Meu.

Démenti

Les relations sont toujours aussi tendues entre la compagnie irlandaise Ryanair et la belge Brussels Airlines. Dernier épisode en date : la note du secrétaire d’Etat Wathelet (CDH) - rendue publique par le quotidien "De Morgen" - a fait "tilter" du côté de Charleroi. Pour rappel, M. Wathelet a pour ambition d’aider le secteur aérien belge grâce à un montant de 30 millions d’euros, dont le principal bénéficiaire serait Brussels Airlines (20 millions d’euros). Le "kern" se penchera d’ailleurs ce mercredi sur le sujet et, d’après plusieurs échos, la réunion pourrait être longue : cette aide ne ferait pas l’unanimité au sein du gouvernement Di Rupo.

Deux phrases de cette note préparatoire, dévoilée dans la presse, ont aussi provoqué l’émoi à Charleroi. Il y est ainsi dit qu’en cas de faillite de Brussels Airlines, " l’aéroport de Charleroi risquerait d’être une victime collatérale de cet échec. Comme cela s’est passé pour les aéroports de Gérone (déménagement vers Barcelone suite à la faillite de Spanair), on peut s’imaginer que Ryanair déménagera de Charleroi à Bruxelles".

"Faux" , rétorque la compagnie irlandaise qui, par voie de communiqué, a écarté cette hypothèse d’un revers de la main. Ryanair confirme ainsi "son engagement " envers sa base de Charleroi et dément ce qu’elle considère comme "des rumeurs" . " Ryanair confirme à nouveau qu’elle a récemment réaffirmé ses plans de développement de trafic avec l’aéroport de Bruxelles-Sud Charleroi [ ], explique le communiqué. Ryanair ne cesse de développer le trafic et le nombre d’emplois à Charleroi, et n’a aucunement l’intention de déplacer ses opérations à l’aéroport de Zaventem, même si Brussels Airlines, une compagnie aérienne gérée en réalité par Lufthansa, cesse ses opérations" , ajoute la compagnie. Voilà qui a le mérite d’être clair.

Ryanair demande par ailleurs au gouvernement belge " de rejeter les tentatives pathétiques de Brussels Airlines d’obtenir des subsides pour ses coûts élevés de main-d’œuvre, ce qui se traduirait par une subvention - par le contribuable belge - de Lufthansa, l’un des groupes de compagnies aériennes le plus important en Europe".

"Autre compagnie à tarif élevé"

Le porte-parole de la compagnie Stephen McNamara rajoute : "Nous sommes convaincus que si Brussels Airlines a besoin de fonds, ceux-ci doivent provenir de leur actionnaire principal Lufthansa, et non pas d’aides d’Etat artificielles ou de subsides de la part du gouvernement belge." Selon lui, "les problèmes de Brussels Airlines sont - de loin - beaucoup plus graves que ses coûts salariaux ou ses frais opérationnels à Zaventem" . " Brussels Airlines est une autre compagnie aérienne à tarif élevé, au coût élevé, à une époque où la plupart des passagers attendent de bas tarifs et une efficacité de service telle que celle fournie par Ryanair à l’aéroport de Bruxelles-Sud Charleroi" , conclut-il.

Interrogé récemment sur le sujet au gouvernement wallon, le ministre André Antoine (CDH) n’avait pas montré "trop d’inquiétudes" sur un tel scénario de déménagement. Il a notamment rappelé que Ryanair avait comme vocation de se baser dans des aéroports régionaux et que, surtout, si elle se basait à Zaventem, elle verrait ses tarifs de redevances par passager passer de 2,2 € à 28 €. Autre rappel, du député régional Hugues Bayet (PS) : " La Région wallonne a déjà par le passé fait preuve de solidarité en prenant des parts dans la société Brussels Airlines lors de sa création."

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