Le Parlement du Benelux veut un sommet sur les problèmes liés à Fyra

Le TGV Fyra ne cesse de susciter les critiques depuis son instauration. Des solutions sont donc les bienvenues.

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Le Parlement du Benelux veut un sommet sur les problèmes liés à Fyra
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Diminuer le prix des tickets, abolir la contrainte de la réservation pour le train à grande vitesse Fyra tout en favorisant une formule d'abonnement, prévoir davantage d'arrêts, enquêter sur la pertinence d'autoriser un second opérateur à se déployer sur cette ligne et chercher des solutions pragmatiques aux problèmes techniques rencontrés par Fyra: telles sont les principales recommandations faites par le Parlement du Benelux au trois gouvernements de ces pays.

Des recommandations qui seraient, toujours selon le même Parlement, plus aisément discutées lors de la tenue d'un "sommet international sur le trafic ferroviaire entre la Belgique et les Pays-Bas". L'agence Belga a pu jeter un oeil vendredi sur l'avant-projet de texte, qui devrait être adopté samedi à La Haye.

Le Parlement du Benelux, composé de 21 Belges, 21 Néerlandais et 7 Luxembourgeois, tous parlementaires des diverses assemblées des trois pays membres, conseille les gouvernements nationaux dans les domaines de l'économie et de la collaboration transfrontalière.

Réunis vendredi et samedi à La Haye, les parlementaires ont vu leurs débats, dictés par la récente actualité, se concentrer sur les nombreux problèmes rencontrés par le train à haute vitesse Fyra, entre Bruxelles et Amsterdam, depuis sa mise en service il y a moins d'une semaine.

"Nous ne cherchons pas à savoir à qui incombe la responsabilité des pannes actuelles", a expliqué la socialiste flamande Maya Detiège. "Notre rôle est de tout faire pour assurer un bon service aux citoyens. Et, de ce point de vue, Fyra ne représente aucun progrès. Que faire d'un train qui est vide ou d'un train qui ne permet pas aux voyageurs de monter à bord?"

Même discours du côté de la famille démocrate-chrétienne du parlement du Benelux. "Les trains ICT ont, durant 55 ans, assuré six voyages quotidiens. Ils fonctionnaient mieux que ce que Fyra nous a montré toute cette semaine."

Les critiques des parlementaires du Benelux ne sont pas forcément tendres envers la direction de la SNCB et de NS (rail néerlandais): les tickets sont trop chers, plus de trajets sont nécessaires, il faut mieux desservir la ligne - notamment entre Roosendael et Anvers - et il est urgent d'en finir avec les soucis techniques.

Le parlement va jusqu'à émettre l'idée que, si les partenaires actuels n'arrivent pas à stabiliser la situation, l'arrivée d'un second exploitant sur la ligne serait peut-être nécessaire.

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